Le Président Nkurunziza termine son 2e et dernier mandat en 2020.

Le discours du Président Nkurunziza à la Nation ce 7 Juin 2018 à Bugendana a été différemment interprété.

Pour ceux qui avons suivi et vécu le discours en direct sur place, nous sommes parmi les mieux placés pour l’analyser, en tant que témoins directs de la parole et de la gestuelle.

1. Notre interprétation du message rejoint celle de beaucoup de Burundais et d’étrangers, n’ayant pas d’arrière pensée négative et soucieux de la bonne marche du Burundi. L’extrême clarté du message, le ton et la gestuelle de SE Nkurunziza ne laissent aucun doute sur la volonté du Président d’épargner au Burundi les ravages consécutifs aux spéculations et à la mauvaise foi de ses détracteurs.

En effet, l’annonce dans des termes on ne peut plus clairs, de la fin de son 2e et dernier mandat constitutionnel, aurait pu se faire en 2020 même. Mais, le Président a préféré vraisemblablement anticiper, et prendre de cours les pêcheurs en eaux troubles, heureusement déjà identifiés.

2. Pour les détracteurs précisément, l’annonce du Président , n’est pas nécessairement la bienvenue , car elle risque de leur couper les vivres. A moins que ces opposants radicaux et autres qui se cachent derrière ” la société civile “, ne décident à s’inscrire dans le sens de la bonne marche et adhérent au projet de l’horizon démocratique de 2020, dans lequel ils risquent de perdre des plumes, s’ils continuent dans la négation de la réalité Burundaise.

En effet, leurs soutiens conjoncturels ont eux, interprété le message globalement de manière positive. Il sera dès lors compliqué pour les tenants de la déstabilisation et de la crise au Burundi, de trouver des arguments pour continuer à bénéficier du sponsoring de l’Occident, même si celui ci ne pouvait pas tout de même être décisif.

On apprend que certains d’entre eux, tout en restant sceptiques vis à vis de l’annonce, tendent déjà à déplacer le problème en disant que la question devient “le non respect de l’accord d’Arusha”. Cette attitude montre qu’ils n’ont pas compris le message du Président. Celui ci a tenu à expliciter longuement les contours de cette question: il en ressort que les clauses de cet accord n’ont jamais été la préoccupation des signataires. Alors qu’ils étaient simultanément au pouvoir, les leaders Uprona et Frodebu ont juste partagé le pouvoir, sans que les réformes préconisées par Arusha ne soient jamais mises en place.

Il a donc fallu attendre l’avènement de Nkurunziza 2005 – 2020 , pour voir appliquée la réforme des forces de défense et de sécurité, la mise en place de la CVR, la commission terres et autres biens, la commission d’unité nationale et l’observatoire de lutte et de prévention du génocide … et j’en passe

En conclusion, je ne voudrais pas porter un jugement d’intention contre tout ceux qui comptaient profiter d’un éventuel désordre, mais je m’efforce de conseiller aux Opposants en exil à répondre positivement à cette ouverture contenue dans le message historique du chef de l’Etat.

Amb. Anatole BACANAMWO

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