Burundi:La Charte de la renaissance culturelle africaine adoptée par les Ministres
Le Tambour, symbole du Royaume millénaire du Burundi – Ingoma y’Uburundi

Le Burundi, ancien Royaume Millénaire africain connu pour son TAMBOUR, dont l’Histoire a été délaissée et oubliée à cause de facteurs : la Colonisation Belge ( 1919 – 1962 ) et la période dictatoriale militaire des Bahima burundais- Micombero,Bagaza,et Buyoya – ( 1965 – 2005 ) qui a mis fin au Royaume du Burundi Ingoma Y’uBurundi de -la dernière dynastie des Baganwa ( 1405 – 1965 )- , a entrepris cette semaine la dynamique d’adoption du projet de ratification de la Chartre de la renaissance culturelle africaine…

A Bujumbura, ce mercredi 17 avril 2014, le conseil des ministres du Burundi a adopté le projet de ratification de la Chartre de la renaissance culturelle africaine. Cette Charte vise entre autre à affirmer la dignité de l’homme africain et de la femme africaine ainsi que le fondement populaire de leur culture; et à préserver et promouvoir le patrimoine culturelle africain à travers la conservation, la restitution et la réhabilitation.
Cette adoption de la Charte de la renaissance culturelle africaine, sous la présidence du chef de l’Etat – le très populaire président africain du Burundi S.E. Pierre Nkurunziza -, est assez symbolique…
La Charte de la renaissance culturelle africaine a été adoptée par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine à Khartoum en janvier 2006. Comme le précise l’art.7.1 de la Charte de la renaissance culturelle africaine : « Les États africains doivent travailler eux-mêmes à la renaissance africaine. Ils s’accordent sur la nécessité de reconstruire la mémoire historique et la conscience de l’Afrique et de la diaspora africaine… ».

Toutefois au Burundi, l’art.7.2. de la Charte de la renaissance culturelle africaine qui considèrent que « l’Histoire Générale de l’Afrique, publiée par l’UNESCO, constitue une base valable pour l’enseignement de l’histoire de l’Afrique et recommandent sa large diffusion y compris dans les langues africaines et recommandent en outre la publication de versions abrégées et simplifiées de l’histoire de l’Afrique pour le grand public ». Cet alinéa 2 n’est pas accepté par les Barundi en général car ce travail de l’UNESCO n’avait pas pris en compte l’Histoire du Royaume millénaire Ingoma Y’uBurundi à cause des 2 facteurs cités plus haut … L’Histoire du Burundi a beaucoup apportée à l’Histoire du Monde et de l’Afrique en particulier notamment à travers:

 les alliances des familles claniques pour faire perdurer une gouvernance du Royaume stable et long (Balenge,Bajiji,Bahanza,Bashubi …) ;

 son système de gouvernance bicéphale entre guerriers et religieux ( Mwami – Muhanusi);

 l’art de la guerre ( la fabrication des premières lances au lame de fer au monde sous l’ère Balenge; l’organisation d’un système de sécurité nationale sous le règne d’un Mwami portant le nom Mwezi; la tactique de la guerre développée par les monarques porteurs du nom de NTARE etc. )
etc.

C’est ce même malentendu avec l’UNESCO qui perdure aujourd’hui qui fait que même le TAMBOUR sacré du Burundi, véritable âme des Barundi qui détient le Code ésotérique Rundi (= Constitution des Barundi ), symbole de Royaume Ingoma Y’Uburundi, n’est pas encore reconnu comme patrimoine de l’humanité.

DAM,NY,AGNEWS,le 17 avril 2014

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