BURUNDI / DIASPORA : Mme NTOFERI Thérèse, épouse de Feu RUSURA Salvator, s’en est allée en BELGIQUE

BRUXELLES, 13/06/2020 – Mme NTOFERI Thérèse, veuve de Feu RUSURA Salvator, nous a quitté jeudi 6 juin 2020, à Jette. Venue en Belgique, fin des années 1960, elle côtoyait les Familles KAROLERO, KATARIHO, BAZAYUWUNDI, MISIGARO, BUSHIMANGO … Originaire de GITEGA, née le 25 décembre 1946, elle courrait sur ses 74 ans en cette année 2020.

Dans sa jeunesse, elle avait rencontré un charmant jeune homme dont elle était tombée amoureuse. Il s’appelait RUSURA Salvator … Feu RUSURA Salvator était licencié en histoire, de l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Éperdu d’Amour pour sa dulcinée NTOFERI, il l’épousa sur le coup de foudre en 1970. Lui et son épouse ont été fortement traumatisés par le GENOCIDE DE 1972 au Burundi. En effet, un grand nombre des membres de leurs familles et de leurs meilleurs amis y périrent. En 1973, quittant la BELGIQUE,  s’en alla au RWANDA pour y enseigner… Ensemble ils auront trois magnifiques enfants :  Olivier, Esther, et Arlette RUSURA. Avant que ce dernier ne tire sa révérence, en quittant notre beau monde, suite à la maladie. Laissant ainsi Feu NTOFERI Thérèse, veuve, avec ses trois enfants.

Feu NTOFERI, pour ceux et celles qui l’ont connu, avait une très petite douce voix. Avec elle, elle expliquait et s’expliquait toujours, avec un petit sourire et de très beaux yeux étincelants. Comme toute MURUNDIKAZI, sa tradition était celle de l’UBUNTU. Ainsi, IMANA avait toute sa place, à chaque moment et dans tout son quotidien. “Oui mais”, IMANA, chez elle, avait pris le nom de “JEHOVAH“. Par ailleurs, elle disait toujours que ce n’est rien car JEHOVAH en Kirundi c’était IMANA.

Certainement, toujours, avec son charmant petit sourire, elle nous quitte en laissant ses petits enfants et ses enfants. Une très belle famille ! Et, puis, comme on dit chez nous : elle est partie, sans partir.  “A bientôt  NTOFERI, restons sans crainte puisque là haut, tu es déjà aux côtés de Feu RUSURA”.

SOURCE : NAHIMANA P. | Photo :  RUSURA, KAROLERO