Le code électoral doit se conformer à la nouvelle constitution

La commission chargée de proposer les amendements au code électoral a réuni vendredi 04 janvier 2019 à Gitega, les représentants des partis politiques pour les informer des innovations proposées et pour recueillir leurs contributions. Les participants se sont rendu compte que des changements ont été opérés en vue de se conformer à la nouvelle constitution.

Dans son discours d’ouverture, le Ministre de l’intérieur, de la formation patriotique et du développement local Pascal Barandagiye a indiqué que l’objectif est de doter le pays d’un code électoral pour les élections de 2020 qui est conforme à la nouvelle Constitution. Ce nouveau code devrait tenir compte du contenu de la feuille de route convenue entre les acteurs politiques et du rapport de la commission nationale du dialogue inter-burundais et d’autres sources”, a ajouté le Ministre.

La commission a proposé des innovations qui ont suscité un débat fructueux : Revoir à la hausse la caution d’un candidat à la présidentielle, qui devrait passer de 15 millions à 50 millions de francs burundais. La majorité des participants ont proposé de garder la caution à 15 millions.

La commission a aussi proposé la parité entre le nombre de conseillers communaux et le nombre de collines que compte la commune. La commission a promis également de tenir compte des idées des uns et des autres dans l’élaboration du nouveau code électoral.

Déo Ruberintwari, Président de la commission d’amendements du code électoral a indiqué qu’il y a eu aussi d’autres propositions des participants qui ont été reçues. Il a cité par exemple la proposition stipulant que les élections commencent par les présidentielles. Déo Ruberintwari a fait savoir que la commission va valoriser les idées qui ont été émises et les idées pertinentes vont être intégrées dans le code électoral. Selon lui, l’objectif c’est d’avoir un texte électoral qui conduit aux élections paisibles, transparentes et apaisées.

Selon le Président de la commission d’amendement du code électoral, certaines innovations apportées au code électoral pour se conformer à la constitution n’ont pas fait objet de débat. C’est par exemple l’interdiction des coalitions des indépendants, la durée du mandat, l’âge du candidat à l’élection présidentielle qui passe de 35 ans à 40 ans et bien d’autres.

 

BIGIRIMANA Raphaël  RTNB

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