bdi_burundi_ministremartin.jpgLe gouvernement du Burundi par la voix du Ministre en charge des droits de la personne humaine Martin NIVYABANDI, affirme qu’il n’acceptera pas les résultats du rapport des experts de l’ONU.
Ces experts affirment vouloir enquêter sur la violation des droits de la personne humaine au Burundi. Ils se donnent pour tâche de mener leurs enquêtes non pas au Burundi, mais plutôt interroger les Burundais réfugiés dans les pays voisins. Martin NIVYABANDI parle d’un travail faussé à l’avance.
Le gouvernement du Burundi est résolu à promouvoir les droits de l’homme au Burundi. Des cas similaires d’enquêtes ont été faites surtout pour la Turquie et l’Iran, où on se rendait dans les pays voisins pour chercher des informations de la part des personnes réfugiées.” Vous le savez, les motivations d’un réfugié sont multiples”, explique le Ministre NIVYABANDI. “Il y en a qui quittent le pays à cause de la peur, et c’est légitime”, ajoute le Ministre. D’autres peuvent aussi quitter le pays pour des raisons de manipulation ou encore pour des raisons purement économiques. Le Ministre précise que lorsque ces derniers donnent des informations, il faut les prendre avec des pincettes. Si des informations sont contenues dans un rapport, la personne qui n’a pas été touchée peut toujours les récuser, dire que ce sont des informations non fiables. Au niveau du gouvernement du Burundi nous n’allons pas reconnaître les résultats de ces enquêtes. ” ajoute Martin NIVYABANDI.
Le Ministre des droits de l’homme précise que l’enquête indépendante des Nations-Unies au Burundi a été conduite pendant une année. “Nous avons toujours répondu présents lors du dialogue interactif , nous avons toujours fourni la version du gouvernement. On n’a même pas daigné présenter le moindre rapport. On a vu qu’il y avait un agenda caché.” souligne le Ministre en charge des droits de l’Homme.
Pour Martin NIVYABANDI, l’enquête en cours n’est qu’une version de l’ancienne commission indépendante qui a travaillé pendant 12 mois. Toutefois, il fait savoir que le gouvernement est disposé à coopérer, mais à coopérer avec des gens qui sont animés de bonne foi.

[ http://www.rtnb.bi/fr/art.php?idapi=1/2/37 : publié Mercredi, le 22/03/2017 par HAKIZIMANA Mireille ]