L’organisation de police internationale Interpol a mis en garde lundi contre les nouvelles menaces de sécurité constituées par des gangs criminels armés, dont des activistes terroristes, qui génèrent de l’instabilité dans la région d’Afrique de l’Est.

Le directeur du Bureau régional d’Interpol pour la région d’ Afrique de l’Est, Rwego Francis, a déclaré que les gangs organisés étaient devenus de plus en plus sophistiqués dans leur utilisation de la haute technologie, d’où la nécessité d’efforts concertés des pays pour lutter contre ces gangs.

“Tous les crimes sont devenus transnationaux, aussi la lutte contre le crime sans une approche régionale n’a plus aucune utilité. Nous devons renforcer notre coopération pour mener des opérations simultanées”, a déclaré M. Rwego lors de la Conférence annuelle de l’association des dirigeants de police d’Afrique de l’Est à Mombasa.

Le mouvement Al-Shabab continue de menace la région, a-t-il indiqué.

La cybercriminalité est largement employée pour financer les activités du groupe dans la région, d’où la nécessité de renforcer les efforts de lutte contre le terrorisme, a-t-il indiqué.

L’établissement de Brigades de renseignement financier dans chacun des pays permettra de suivre les financements, a-t-il dit.

Il a appelé à un regain d’efforts dans la lutte contre les menaces terroristes. Il a également exprimé son souhait d’une approche régionale, qui nécessiterait une mise en commun rapide des informations, des enquêtes communes et un renforcement des capacités entre les pays membres.

Cet événement d’une semaine réunit les responsables de police du Burundi, des Comores, de Djibouti, d’Érythrée, d’Éthiopie, d’Ouganda, du Rwanda, des Seychelles, de Somalie, du Soudan, du Sud-Soudan et de Tanzanie.

Cette réunion a été convoquée pour élaborer des moyens de combattre la criminalité sévère impliquant des réseaux transnationaux.

M. Rwego a appelé tous les participants à cette réunion à présenter des recommandations appropriées afin de rendre les efforts de police dans la région plus efficaces.

L’inspecteur adjoint de la police kenyane Grace Kaindi a déclaré que le terrorisme constitue une menace grave pour la paix et la sécurité dans le monde.

“C’est notre devoir en tant que services de sécurité pour lutter collectivement contre le terrorisme comme une forme de criminalité prioritaire. Cela peut être fait qu’en renforçant nos capacités a travers une coopération et une collaboration accrue aux frontières”, a laissé Mme Kaindi.

Elle a noté qu’il est nécessaire d’établir des postes de commandement aux points d’entrée et de sortie pour faciliter la vérification des documents d’identité et de voyage.

M. Kaindi a ajouté que les pays devraient également mettre à jour les bases de données nationales et internationales qui jouent un rôle majeur dans la détection des éléments criminels.

La réunion va également délibérer sur les menaces posées par la drogue et la traite des personnes qui est en hausse en Afrique de l’est.

“Nos frontières ont été des cibles faciles pour les trafiquants de drogue qui ont été en mesure de compromettre différents secteurs au sein de notre région. L’implication est sévère avec les bandes criminelles alimentant la corruption et blessant l’économie légitime”, a souligné M. Kaindi.

Les commandants de la police et les chefs d’enquêtes criminelles de 17 pays sont prévus de partager des informations vitales sur le braconnage qui bat son plein dans la région.

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