Le maintien du Burundi à l’agenda du Conseil de Sécurité de l’ONU, un signe que le projet de déstabilisation continue !

Tant que les Néo-colons maintiennent le Burundi dans leur collimateur, il faut que les Burundais restent vigilants, ne baissent pas la garde car cet acharnement que ces milieux utilisent à vouloir se donner le droit de détruire le pays, à tout moment, dès qu’une brèche serait ouverte, indique clairement que cette inscription à l’agenda du Conseil de Sécurité de l’ONU n’augure rien de bon. Surtout que cela s’est déjà et à maintes reprises vérifié pour d’autres pays.

Pourtant, le Burundi ne menace personne, ne menace la sécurité d’aucun pays et moins encore la sécurité des pays européens. A part leur volonté d’opérer le changement de régime au Burundi pour mettre en place des hommes de paille susceptibles de leur obéir au doigt et à l’œil, de même que l’envie de redémarrer l’exploitation du sous-sol à vil prix, à l’instar de ce qui s’est passé à l’époque coloniale ou tout simplement le souci de défendre leurs intérêts au détriment des peuples africains, aucun argument réel, logique ou objectif ne peut justifier la mise du Burundi à l’index.

Les discours et les déclarations contradictoires qu’ils tiennent n’ont d’autres visées que de dérouter le néophyte africain avant de le frapper, sans pitié et sans qu’il ne puisse voir d’où viennent les coups. Sauf, s’il accepte de mettre le genou à terre et consentir sans broncher à subir la loi du maître à esclave, conformément à la « Charte de l’impérialisme ». Toute autre solution ne peut convenir.
Si on ne fait pas attention, ils sont capables de convaincre du contraire toute personne de bonne foi et prendre une vessie pour une lanterne. Ils disent qu’ils sont occupés à défendre les droits de l’homme alors qu’ils font le contraire ! A ce jour, qu’ont-ils fait pour les victimes des différents pogroms au Burundi ? Pour rappel 1965, 1969, 1972 (un véritable génocide), 1988, 1993 à aujourd’hui, le coup d’état avorté de 2015, ses destructions tant humaines que matérielles et sans oublier les traumatisés à vie que ça a généré dans la société burundaise.

Régulièrement, des rapports alarmistes se succèdent tendancieux, manipulateurs, dangereux et mensongers concoctés par de hauts fonctionnaires de l’ONU payés pour les besoins de la cause et viennent enrichir la panoplie des moyens mis en œuvre pour écraser toute velléité de résistance. La guerre froide est bien derrière nous et pour s’amuser certaines puissances occidentales s’inventent des situations et cochent les pays qu’il faut saccager sous prétexte que c’est pour y défendre les droits de l’homme et y promouvoir la démocratie, à ce propos les cas de la Libye, l’Irak et actuellement la Syrie sont éloquents.

Malgré la présence de la MONUSCO en RDC, des rébellions contre le Burundi y prolifèrent, sans que ça ne puisse gêner ces puissances occidentales; qui les finance ? qui les entraine ? Heureusement, les forces de l’ordre burundaises ne sont pas à la portée du premier venu car toutes les tentatives d’incursion ont été écrasées, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Cette cabale contre le Burundi ne doit être que le sommet de l’iceberg, autrement personne ne peut comprendre cette mobilisation des puissances occidentales contre, un des plus petits pays au monde.

Depuis 2005, divers signaux avant-coureurs avaient été observés mais on n’avait pas le recul suffisant pour en faire une bonne lecture ainsi qu’une bonne interprétation. Aujourd’hui, les voyants sont visibles et compréhensibles pour toute personne qui suit les soubresauts de la politique burundaise. Les chevaux de Troie instrumentalisés pour le projet de changement de régime au Burundi datent de cette période, qu’ils se le disent, ils ne tromperont plus notre vigilance.
Contre toute logique et toute objectivité, le Burundi est maintenu par les néo-colons à l’agenda du Conseil de Sécurité de l’ONU voulant par ce truchement compromettre la sécurité du pays et attenter aux droits de l’homme des citoyens Burundais comme on l’observe encore dans d’autres parties du monde qui ont eu le malheur de posséder quelque chose qui suscite la convoitise de ces néo-colons. Peut-être qu’ils y arriveront, peut-être qu’ils n’y arriveront pas, qu’ils sachent une chose, ils n’auront qu’une victoire à la Pyrrhus.

Ruvyogo Michel

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