Enock Sabumukama. Déjà cinq sélections en équipe nationale junior et une seule dans les Seniors, le milieu offensif du Messager Ngozi ne fait qu’impressionner. Portrait d’un jeune talent qui incarne l’avenir du football burundais.

Vous êtes son coéquipier et vous rêvez de marquer ? Faites passer le ballon chez lui d’abord. Vous désirez que votre passe ne finisse pas en queue de poisson, pas de choix également, cherchez son positionnement et envoie-lui la balle. Enock Sabumukama, 19 ans, une pépite du Messager Ngozi. Sur terrain, c’est lui la colonne vertébrale de l’équipe. Un meneur. Réputé pour ses longues passes à précision chirurgicale, ses dribles, sa souplesse hors pair, le milieu offensif, aux performances qui sont à leur zénith, commence à faire rêver les supporters du ballon rond qui espéraient un jeu de haut niveau. Sorti de la masse, le « futur Ronaldo » (son joueur préféré) est déjà titulaire dans les Intamba Junior avec ses cinq sélections uniquement. Bref, sur terrain, il ne fait que marquer.

En classe ? « Ce n’est pas facile mais je tiens le coup. J’ai toujours de bonnes notes malgré un emploi du temps qui n’arrange pas une pleine concentration », reconnaît le jeune Enock, élève en Seconde. Pour lui, rien ne vaut les études. Hm ! Même le foot ? « Bien-sûr ! », confirme-t-il.
Et au quartier ? Une vraie vedette. Pantalon dit « déchiré », képi tourné à l’envers tel un jeune grandi dans les ghettos de Los Angeles, le joueur ne cesse de monter son hit-parade au sein des supporters. Écouteurs dans les oreilles savourant un « couper-décaler », un de ses rythmes préférés, « c’est un vrai swag », vous diront tout simplement ses fans. Encore là, il marque.

Une histoire derrière

Dans la rue. Voilà où tout prend forme. Enock apprend à dribler dès son enfance. Le foot est dans ses veines. Il habite le quartier Swahili au départ, et leur maison est érigée devant un terrain de football. Sa vie est de facto faite de jeu et d’étude. Pas d’autres distractions. Après l’école primaire, il est vite repéré par l’Académie le Messager qui jette encore ses premières bases. De B au Messager A, du championnat local à la Primus league et aujourd’hui disputant des compétitions internationales sous les couleurs nationales, Pocho pour les intimes (référence à l’Argentin Ezequiel Lavezzi) gravit échelon après un autre avec à l’horizon : deux tests qui se profilent dans deux « grands » clubs européens en fin 2014 et début 2015. Leurs identités ? Il préfère garder le secret.

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