La visite terne d’un projet financé par l’UE, une basse-cour contenant 2 poules et un lapin ; les autres partenaires font mieux.

Cette semaine des Hauts représentants de l’UE ont visité une série de projets financés par l’UE dont le côté modeste de ces réalisations frise le ridicule face à ceux des autres partenaires du Burundi. Un des grands projets financé au Burundi par l’UE est une basse-cour dont les installations donnent une image d’un autre âge, comptant 2 poules et un lapin. Quand bien même, des sanctions injustes soient en vigueur actuellement contre le Burundi, ces Hautes Excellences n’auraient pas dû se déplacer pour visiter un projet d’un ridicule olympique tel qu’on l’a vu, noblesse oblige. Vraiment, 2 poules et un lapin dans une basse-cour, en piteux état.

Evidement, il s’agit d’un des grands projets financés par l’UE, soi-disant,  pour rester solidaire avec la population burundaise en situation de fragilité existentielle puisque le Gouvernement burundais s’est vu attribué le statut d’intouchable par l’UE, mais à l’évidence ce n’est pas, du tout, une réalisation digne de la part de cette grande puissance économique du monde, d’oser se sentir  fière de cette incommensurable générosité dont l’objectif énoncé est d’aider  la population burundaise dans sa « précarité », quand on connait la taille, la technologie et le savoir faire des Européens en matière d’élevage de poules et de lapins.

2 poules et un lapin c’est une gifle sans non à l’endroit de la population burundaise et ses généreux donateurs. Tenant compte des experts qui ont dû plancher sur cette tâche gigantesque et le volume des paperasseries qu’il a fallu utiliser pour monter ce projet, sans parler des visites faites par ces experts au Burundi pour les phases, d’identifications, d’études de faisabilité, des stratégies d’implantation du projet et d’évaluation, franchement 2 poules et un lapin sont en déca de ce qu’on pourrait escompter de cette puissante économie du monde.

L’UE ne souhaite pas dit-on faire transiter ses moyens par le Gouvernement Burundais mais si c’est pour en arriver à ce genre de résultat autant s’abstenir de financer cette pièce de théâtre. Sur les réseaux sociaux, un tweet a déjà fait trois fois le tour de la terre démontrant le gouffre qui existe entre les projets financés par l’UE au Burundi en comparaison avec ceux financés par la Chine ou la Russie. Les réalisations faites par les Burundais eux-mêmes lors des travaux communautaires sont plus significatifs avec un intérêt conséquent pour les localités que ces 2 poules et un lapin. Ce projet n’est pas à la hauteur de l’arrogance que l’UE affiche par rapport aux pays africains.

Les images parlent mieux que les mots que chacun jette un coup d’œil sur ce tweet et qu’il se fasse une opinion sur le thème susmentionné.

Les Russes viennent d’inaugurer un grand complexe qui va fabriquer des ampoules basse énergie et sont impliqué dans plusieurs autres projets qui participent réellement au PIB burundais, tandis que les Chinois sont au top de grandes réalisations qui marqueront pour très longtemps des générations entières de Burundais.

Ruvyogo Michel

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