L’Union européenne (UE) a décidé, ce lundi 14 mars, de suspendre son aide financière au Burundi, trois mois après le début des consultations sur le pays. Une suspension qui intervient au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou, texte qui régit leur coopération. Cette décision de l’UE de couper l’aide, ne fait qu’encourager les burundais à compter sur eux-mêmes.

Plusieurs observateurs se demandent comment la plupart des pays africains et surtout le Burundi peut vivre uniquement grâce à l’aide étrangère pendant plus de 50 ans tout en restant le troisième pays le plus pauvre du monde? N’est-ce pas une preuve que cette aide servait à tout sauf au développement? La dépendance avait été telle qu’on allait jusqu’à budgétiser une aide dont la venue était des plus hypothétiques.
Et pourtant le nombre d’acte de corruption lié à cette aide était devenu incalculable. Des scandales qui parfois éclaboussaient certains fonctionnaires Européens en charge de gestion de cette aide.

Nous avons des hommes et des femmes capables de travailler, la suspension de cette manne devrait nous pousser à plus d’ardeur dans la recherche et l’investissement. Un patriotisme économique devra nous guider dans nos actions et ceci du sommet jusqu’à la base. Les habitudes de mauvaise gestion, de corruption doivent cesser. Le gouvernement devra mettre l’ensemble des burundais au travail. Apprenons à produire et à payer nos taxes et impôts. Ce défi nous sommes capables de le relever. Travaillons à ce que la communauté internationale puisse voir que nous sommes dans notre bon droit et nous sommes un peuple capable de se prendre en charge.

Par Japhet Legentil Ndayishimiye, Amahoro Iwacu.

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