Le mal qui ronge la région des Grands Lacs est Kagame et uniquement celui-ci. Pour que ce mal disparaisse, il faut impérativement l’extirper du corps social.

Sur la situation au Burundi, Kagame est conseillé et gardé par les services secrets américains et britanniques. La CIA a son agence régionale ici au Rwanda depuis des années 90. Kagame est financièrement alimenté par l’Allemagne et la Belgique. Il est notoire que les groupes armés qui sèment la mort et la terreur au Burundi sont formés et armés par Kagame avec l’aide de certains Etats étrangers dont la Belgique en l’occurrence. Obama, Cameron, Hollande et autres qui ont pris les sanctions contre le gouvernement légal du Burundi connaissent la vérité. Les méfaits de Kagame sont de notoriété publique car ils sont commis au vu et au su non seulement des Rwandais mais également des représentants des Etats des maîtres du monde ci-dessus cités en poste Kigali. Les résultats d’enquêtes effectuées par les journalistes sérieux des télévisions de ces Etats dont France 24 et les témoignages accablants des paysans burundais parqués dans les camps de concentration sous la prétendue protection du HCR sont sans équivoque. Les irresponsables burundais, sur conseil de Kagame et ses sponsors, ont poussé ces paysans par le jeu de manipulation à quitter leurs villages. Ils sont pris en otage par Kagame et ces irresponsables burundais dans les camps de concentration au Rwanda où ils vivent comme des animaux sans maître. Les enrôlements massifs des jeunes garçons dans les bandes armées se font au vu et au su des agents du HCR. Par ailleurs certains Rwandais ont informé le HCR de la disparition des jeunes burundais et de ces enrôlements. Au lieu d’en informer leurs supérieurs hiérarchiques, ces agents du HCR se sont fourvoyés dans la dénégation de l’évidence: les faits irréfutables et témoignages accablants relativement aux méfaits de Kagame. Ces gens sont au service de celui-ci et de ses maîtres. Le monde entier a écouté sur RFI les divagations pitoyables du porte-parole du HCR sur ce point.

Une question que tout Rwandais et africain informés peut raisonnablement se poser est la suivante : pourquoi les maîtres du monde veulent la tête du président Burundais?

Le Burundi est Etat souverain. Sur La validité du mandat du président burundais, celui-ci a eu la sagesse de saisir la Cour Constitutionnelle de son pays, seule compétente pour trancher tout litige portant sur la constitutionnalité. La Cour de Justice de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est a également été saisie sur le même sujet. Les deux instances ont rendu les décisions indiscutables et favorables au candidat Nkuruniza. La première exigence chez quiconque prétend être démocrate est le respect des décisions judiciaires rendues par les institutions légales de son pays et celles des autres Etats. C’est une question d’honnêteté intellectuelle. Or, dans le cas présent, on assiste à un dysfonctionnement intellectuel et une mauvaise foi caractérisée des maîtres du monde. Le comble pour eux est que leur silence de tombeau sur les méfaits de Kagame : la violation flagrante de notre constitution par celui-ci et conséquemment leur approbation des méfaits d’un président sanguinaire et despotique les a démasqués. Leur objectif avoué est désormais notoire. Il s’agit de décapiter le gouvernement burundais par tous les moyens dont la désinformation, le dénigrement, les sanctions économiques, la formation et l’armement des tueurs des policiers et des paisibles citoyens ou les escadrons de la mort, le tout après l’échec cuisant du coup d’Etat qui, pourtant avait été minutieusement préparé. Face aux agissements de Kagame appuyé par ses sponsors et des manœuvres de Charles Michel et son père Louis Michel d’une part et aux actions négatives d’Obama, « détenteur du Prix Nobel de la Paix » d’autre part, le Président Burundais dispose des moyens pour agir efficacement

Que peut faire le président burundais ? Il dispose de plusieurs instruments pour agir concomitamment :

1/ demander au HCR de rapatrier les prétendues réfugiés paysans ne serait ce que pour les enfants puissent aller à l’école, car dans un Etat dit démocratique, dirigé par un président qui a le sens d’humanité, il ne peut y avoir des citoyens parqués dans les camps de concentration dans un pays étranger au demeurant,

2/ porter les méfaits du Rwanda devant le Conseil de Sécurité qui, face à l’évidence, sera alors contraint d’assumer sa responsabilité car les méfaits de Kagame ne sont pas à prouver,

3/ si apathie ou silence des maîtres du monde via le conseil de sécurité, saisir la Cour Internationale de Justice de la Haye sur le fondement de la Jurisprudence Affaire Nicaragua contre les Etats Unis (1986),

4/ demander au Conseil de Sécurité la création d’une commission internationale d’enquête sur l’assassinat du Président Cyprien Ntaryamira en avril 1994 et les massacres de masse contre les citoyens burundais en 1994 au Rwanda, le tout dans l’intérêt de la justice pour tous les Burundais,

5/ demander au Conseil de Sécurité la création d’une commission d’enquête internationale sur les cadavres du lac Rweru qui sont en réalité des opposants rwandais qui ont été massacrés par Kagame (les membres des familles des victimes sont disposés à témoigner et certains ont déjà écrit au gouvernement burundais qui est curieusement resté muet) et jetés dans les rivières du Rwanda,

6/ mettre en garde les sponsors de Kagame quant aux conséquences d’une extrême gravité encourues par toute la Région s’ils ne mettent pas fin à leurs agissements et ne somment pas Kagame à respecter le droit international élémentaire,

7/ mettre en exécution les mandats d’arrêt internationaux qui ont été émis contre les hors-la loi burundais qui crèchent ici à Kigali, à Bruxelles et ailleurs,

8 / l’appliquer strictement et dans toute sa rigueur la loi pénale contre les criminels car lorsqu’un membre d’une société veut détruire la société qui l’a fait, nourri et logé, de deux choses l’une, soit on le laisse faire et c’est toute la société qui explose, soit dans l’intérêt général, on l’extirpe du corps social (s’il est facile de détruire une communauté dans un laps de temps, il faut des années pour la recoudre) : gouverner c’est prendre les mesures idoines qu’elles soient douloureuses ou pas, le tout dans l’intérêt général et la crédibilité du gouvernement burundais en l’espèce repose sur sa capacité de prendre les décisions ou d’agir pour faire respecter l’honneur et la dignité du Peuple Burundais, lesquels honneur et dignité n’ont pas de prix.

Il faut éviter les gesticulations ou des imputations non suivies d’actions. Ce que le Peuple Burundais attend c’est l’action c’est-à-dire réduire définitivement à néant les criminels qui croient être plus fort que le Peuple Burundais et entendent le mettre à genou, en application de la loi. C’est la crédibilité du gouvernement qui est en jeu. Un Homme dépourvu de sens de l’honneur et de dignité même un chien ne peut le respecter. Il faut donc montrer à Kagame qu’il s’est trompé de cible. Tous ceux qui connaissent celui savent qu’il adore le duel. Il faut donc qu’il soit par terre pour qu’il accepte qu’il ne pèse pas grand-chose. Sa haute spécialité c’est l’humiliation, le mépris et les insultes publiques à l’endroit des gens qu’il a ciblés comme en témoignent ses insultes et divagations à l’endroit du Président burundais.

Par César, lecteur de TFR, Kigali

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