S’inscrivant dans la logique du gouvernement burundais, Dr Pierre Claver Kazihise, président de la Société Civile Citoyenne (SOSIC), regrette que le Parlement européen ne prenne pas le temps de vérifier les informations lui envoyées.

« La résolution du Parlement européen sur le Burundi n’a aucun fondement », affirme Dr Kazihise, représentant du consortium des organisations de la société civile, lors de la conférence de presse du 29 septembre à l’hôtel Source du Nil.

Par rapport à l’affaire Mbonimpa, Dr Kazihise rappelle qu’il est poursuivi pour atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat : « Cette infraction est reconnue par le Code pénal burundais. » Que la résolution, poursuit-il, exige sa libération sans aucune condition, c’est empiéter sur les principes démocratiques en matière d’édification d’un Etat de droit. Et ce, conformément à l’Accord d’Arusha. La justice, insiste Pierre Claver Kazihise, doit rester indépendante. « Elle doit avoir un corps de juges qui n’écoutent que leurs convictions, appliquent la loi et résistent aux pressions de n’importe quelle provenance. »

Quant aux Imbonerakure, le président du SOSIC est sans équivoque : « Ils ne sont pas coupables massivement ou globalement des actes de violence. » Dr Kazihise note qu’il y a un fait qui doit faire réfléchir dans une certaine presse : « Il n’y a plus de citoyen, il n’y a que des membres de partis politiques. » Il interprète cela comme une volonté de chercher à transformer de simples querelles entre individus en de véritables affaires politiques.

« Que des rumeurs »

Entraînements militaires et distributions d’arme ne sont que des rumeurs, d’après Dr Kazihise. En témoignent les démentis des gouvernements burundais, congolais et de la Monusco.
Au cours de sa conférence de presse, Dr Pierre Claver Kazihise est revenu sur la question des opposants politiques qui se disent opprimés, l’inquiétude du Parlement européen sur la situation économique et sociale du pays, la crise politique à la quelle serait confrontée le pays.
« Il n’y a pas de groupes de Burundais qui fourbissent des armes en secret pour exterminer d’autres Burundais. Le Burundi n’est donc pas en crise », lâche le président de la SOSIC. Tout simplement, reconnaît-il, le pays vit une effervescence électorale normale avec les espoirs et les craintes des uns et des autres.

« C’est le refus des élections qui se cache derrière la distillation de la désinformation qui risque de mener à une crise », constate-t-il. Il fait savoir qu’un séminaire sur le Burundi vient d’être organisé à Bruxelles le 22 septembre. D’après Dr Kazihise, seule la tendance de la société civile qui a choisi la voie alarmiste a été invitée. « Que doit-on comprendre ? »

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