Revue conjointe de la performance du portefeuille de la Banque mondiale au Burundi
Le premier ministre burundais CPG Alain Guillaume Bunyoni a procédé vendredi le 02 octobre 2020 à l’ouverture d’un atelier sur la revue conjointe de la performance du portefeuille de la Banque mondiale au Burundi.

Selon Véronique Kabongo, la Représentante Résidente de la Banque mondiale au Burundi a indiqué que cette Banque est au Burundi depuis 1957 et finance des projets du gouvernement et qu’une évaluation de ces projets fait partie intégrante des dispositifs de mise en œuvre de ces projets.

Elle a également fait savoir que l’objectif de la revue conjointe est d’améliorer la performance du portefeuille en étroite collaboration avec les unités de gestions des projets pour répondre aux défis de gestion financière d’approvisionnement, de décaissement et d’absorption rencontrés par les projets pendant la mise en œuvre.

Selon la Représentante Résidente, évaluer la performance globale du portefeuille des projets financés par la Banque Mondiale est une occasion pour les deux partenaires d’échanger sur la mise en œuvre des projets, de se féliciter des progrès accomplis, d’identifier également des pistes de solutions face aux défis rencontrés.

Le porte feuille actif de la Banque Mondiale au Burundi comporte 15 projets dont 12 nationaux et 3 régionaux avec un financement de 795.30 millions US sur une période de 4.5 ans. Selon toujours Véronique Kabongo, la distribution sectorielle des fonds est assez équilibrée et touche les secteurs de la santé, l’agriculture, l’éducation, l’énergie, la gouvernance, la création d’emploi, la protection sociale et l’environnement.

Tous ces projets s’alignent au Programme National de Développement PND2018-2027 conformément au cadre de partenariat stratégique FY19/23 et mettent l’accent sur le développement humain et le renforcement de la résilience économique et sociale tout en se concentrant sur la bonne gouvernance et le renforcement des institutions.

La représentante résidente de la Banque Mondiale au Burundi Véronique Kabongo a conclu ses propos en rappelant que l’allocation IDA va connaître une croissance importante de 300 millions US en IDA18 et pourra potentiellement passer à près de 600 millions de dollars US pour les 3 prochaines années. “Ensemble avec le gouvernement du Burundi, nous pourrons convaincre le conseil d’administration du bien fondé de cette allocation pour décrocher cette allocation, a précisé Véronique Kabongo.

Le premier ministre CPG Alain-Guillaume Bunyoni qui a ouvert ces travaux au nom du gouvernement du Burundi s’est réjouit du fait que la Banque mondiale est un partenaire fiable qui, grâce à ces financements a contribué à atténuer les inégalités sociales en améliorant les conditions de vie des populations, ce qui a renforcé le capital humain.

Alain Guillaume Bunyoni a indiqué que le Burundi est dans une période de développement socio-économique et invite les partenaires techniques et financiers à y participer. Il les a informés que dorénavant, l’approche avec les partenaires sera une approche gagnant-gagnant. Pour que les principaux objectifs du partenariat avec la Banque mondiale soient totalement atteints, l’inclusion du capital humain et la résilience économique demande l’apport de tout en chacun pour atteindre les résultats positifs a poursuivi le premier Alain Guillaume Bunyoni.

Alain Guillaume Bunyoni a demandé aux coordonnateurs des projets financés par la Banque mondiale de faire la bonne gestion des financements pour que ces derniers servent à leur ultime but en mettant un accent à la pérennité des projets en vue d’une crédibilité auprès de la Banque mondiale afin que les allocations soient augmentées.

Le 1er ministre Alain Guillaume Bunyoni a conclu ses propos en réitérant l’engagement du gouvernement dans la coopération avec ces partenaires techniques et financiers et a indiqué que la tenue de la revue s’inspire de la volonté manifeste du gouvernement de suivre de près, les réalisations des différents intervenants en matière de développement socio-économique du pays au bénéfice de la population burundaise.

 
Par NKURUNZIZA Dieudonné