Ses propos vont-ils provoquer une tempête politique comme on le dit ?

La réponse est non.

L’ancien président de la République désigné et non élu ne cherche autre chose que faire parler de lui, ignorant qu’il s’expose dangereusement aux poursuites judiciaires.

Vomis par les siens à Noel 2012, lors de la tentative de réunification du parti de Melchior Ndadaye, scindé en deux partis politiques (Shahwanya-Frodebu et Sahwanya-Frodebu Nyakuri Ragi rya Ndadaye) repsectivement dirigés par Léonce Ngendakumana alias Bakame et Dr Jean Minani alias Buzirendabwirire. Après la mise en place d’une commission chargée d’arbitrage à la quelle faisaient partie les deux anciens présidents : Sylvestre Ntibantunganye et Domitien Ndayizeye, cette dernière a connu des difficultés au cours de son travail, puisque Domitien Ndayizeye a été taxé d’improviste dans cette mission de réunification et de vouloir diviser davantage le parti. Accusation qui lui a valu une suspension temporaire du parti. Ceci pour dire qu’il n’a pas d’assises populaires pour créer un parti politique. D’où, la création d’une plateforme RANAC sœur jumelle du fameux CNARED, toutes mortes-nées.

A part son arrogance, sa versatilité est aussi un autre grand défaut qui a toujours caractérisé l’homme qui a dirigé la deuxième tranche de la transition. A peine arrivé au pouvoir, le public burundais stupéfait de voir les murs du futur « Wait Stone » pousser comme des champignons, les langues se délièrent et Domitien Ndayizeye de se précipiter au studio de la radio nationale pour se dédouanner : « Dans les coulisses, il se murmure que j’aurais obligé le gouvernement de revoir à la hausse le salaire du président de la République et son intendance. Cela, parce ce que dit-on, je ne suis locataire du palais de Kiriri pour une durée de 18 mois et que je fais la course contre la montre. Je vous le dis en vérité, le gouverneur de la Banque Centrale touche plus que moi. Et entre moi et les ministres, il y’a une très légère différence. Ne soyez pas effrayés par la construction de ce « Kiosque » (Immeuble Waite Stone cinq étoiles) . Et d’ajouter : « Après ma mission, je quitterai pour de bon la vie politique, je retournerai prendre ma tournevis et continuerai mon ancien métier d’électronicien » (sic…). Curieuse déclaration……

Et qu’a-t-il fait après son départ et avant son séjour à la prison centrale de Mpimba ? Conseiller les élus frodebustes à faire la politique de la chaise vide à l’Hémicycle de Kigobe. Pour lui ce n’était peut-être pas de la politique !!!!

Avant de revenir sur ses propos grossiers, tendant à dévaloriser la jeunesse Imbonerakure, je demande à tous ceux qui me lisent de prendre courage et se lever pour poser la question de savoir pourquoi la Banque populaire, le Cotebu, le Verrundi ont fermé et la raison de la vente de quelques propriétés du Burundi (ambassades) et à quoi a servi l’argent provenant de la vente…..
A suivre….

Par Alain Désiré Alain Desire Karorero