Les observateurs avisés, ceux qui suivent les assauts que subissent le Burundi bwa Nyaburunga depuis les débuts de l’année s’y attendaient.
Il y a quelques semaines, nous apprenions qu’un autre complot se tramait, cette fois-ci au sujet des cadavres emportés par la rivière Akagera qui trouve sa source au Rwanda et se déverse dans lac Rweru, lesquels cadavres ont été inhumés, sans autopsie, sur le sol burundais « pour des raisons sanitaires » a-t-on appris de source officielle burundaise.
Par des termes clairs donc, les réseaux sociaux portaient à notre connaissance que quelques « échotiers » burundais de la Télé-Renaissance en étroite collaboration avec un certain Albert Rudatsimburwa (rwandais) de Contact FM, la Radio réputée proche du pouvoir de Kigali se trituraient les méninges pour tirer d’affaires le Rwanda dans cette affaire embarrassante de cadavres flottants.
Les noms des acteurs de la pièce de théâtre ont été cités dont l’acteur principal en la personne de M. Innocent ‪Muhozi (burundais). Contre quelques appuis en pièces sonnantes et trébuchantes, il avait envoyé ses journalistes au Rwanda afin d’élaborer un plan « media » qui démontrerait que les cadavres que tout le monde considère comme étant venus du ‪‎Rwanda, que ces corps seraient donc venus du ‪‎Burundi, point final.
Ce n’était pas sans compter sur la vigilance des riverains du Lac Rweru, burundais et rwandais. Ces derniers, tels des pique-assiettes qui s’invitent à l’improviste, n’ont pas hésité à témoigner sur la RFI ou ailleurs, en indexant le régime de Kigali d’être le seul Terminator dans ce thriller. Même s’ils avaient reçu des injonctions de la police rwandaise
Se voyant découvert, la gestionnaire « com » de l’opération, le rwandais Albert Rudatsimburwa, directeur de la radio ContactFM, a décidé de laisser tomber les masques : il vient de signer une tribune dans @JeuneAfrique intitulée : « Que cachent les corps du lac Rweru ? »-
Nous vous éviterons ses réflexions pseudo-intellectuelles qui n’ont, en fait, qu’un but : sauver le temps en évitant que les enquêtes, réclamées par tous les grands partenaires au développement du Rwanda (USA, EU, Suisse) ne débutent.
Nous irons droit au but : dans la conclusion de son article, Albert Rudatsimburwa nous vend la mèche. Prenant prétexte des cas d’insécurité observés au nord du Burundi ou encore de l’ignoble triple-assassinat des sœurs de Kamenge, Monsieur Rudatsimburwa nous annonce, avant même les enquêtes, les auteurs du crime qui a emporté au bas mot une quarantaine d’âmes. « Il faut chercher au Burundi », crie-t-il, rejoignant ce qu’avait déclaré l’adjoint du Porte-parole de la Police rwandaise sur les ondes de la RFI.
Les reportages qui se préparent à propos des corps du lac Rweru promettent d’être particulièrement excitants. Wait and see.
Il ne faut pas non plus oublier que certaines forces de la sous-région ont lancé en début d’année, avec l’appui d’acteurs burundais (dans l’opposition, dans la société civile et certains médias), une campagne d’alerte mondiale d’un génocide en préparation au Burundi. L’écho de cette campagne allait être d’autant plus fort que le Rwanda de Kigali célébrait avec grande pompe les 20 ans de son génocide.
Cette campagne a connu l’épisode du câble confidentiel du BNUB, puis l’alerte de pseudo entraînements militaires de jeunes burundais en RDC.
Le peuple burundais sait tout cela. Le peuple rwandais aussi d’ailleurs. Le peuple burundais observe et veille. Le peuple rwandais aussi d’ailleurs.
Courage, Monsieur Albert Rudatsimburwa.
Lea Kankindi

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