« QUI NE SAIT PAS LE BELGE L’HEBERGE » dit-on. Mis à part que les belges sont réputés pour leur propre antagonisme historique et viscéral, ils sont aussi manipulateurs, et ont leur poignard pointé sur le dos de leur potentiel victime en attendant une bonne occasion pour la briser la moelle épinière.

Le Burundi fait partie de leurs proies, mais certains burundais ne le savent pas ou l’ignorent. Le cas de la décision de la Cour pénale internationale (Impériale) d’ouvrir des enquêtes sur les crimes qui auraient été commis au Burundi depuis avril 2015, alors que le Burundi s’est retiré de cette cour, montre à suffisance qu’il y a une main derrière ces juges de la CPI, qui les pousse, qui leur donne des ordres et qui probablement les corrompt. Pourtant on nous a fait comprendre du moins théoriquement, que les 18 juges que compte la CPI, sont tous guidés par « les faits, la loi et l’honnêteté intellectuelle », alors qu’en pratique il n’en est rien.

Il est clair et évident que *la Belgique à la tête d’un consortium anti-CNDD-FDD*, veut à travers la CPI, régler ses comptes avec les piliers du pouvoir de Bujumbura. Il y a milles et une raisons de l’affirmer avec aisance :

*Premièrement*, tous les maux que connait le Burundi, prennent origine du repère avec l’assassinat du père de l’Indépendance, le Prince Louis Rwagasore, assassinat orchestré, arbitré et commandité par la Belgique. Parce que la Belgique n’a jamais voulu que le Burundi soit indépendant de fait.

*Deuxièmement*, pourquoi la CPI circonscrit ses enquêtes depuis avril 2015 ? C’est parce que justement la Belgique est impliquée dans les innombrables et ignobles crimes contre l’humanité qu’a connu le Burundi sous les pouvoirs de leurs dociles et protégés enfants chéris : Michel Micombero, Jean Baptiste Bagaza et Pierre Buyoya, depuis 1960 jusqu’en 2002.

*Troisièmement*, il semble clair, que la Belgique était au courant de la succession des événements depuis avril 2015 jusqu’à nos jours. Réfléchissons une minute :

Avant même que les rebelles venus du Rwanda n’attaquent dans la province de Cibitoke en décembre 2014, *l’ambassade de Belgique à Bujumbura, déconseillait, un mois avant l’attaque, ses ressortissants de ne pas se rendre en Province de Cibitoke* en même temps, elle mentionnait avec insistance que « la police est assez peu disciplinée, mal équipée et peu efficace. La justice est déficiente. Pourquoi ? Après l’attaque des rebelles en décembre 2014, la Belgique au lieu de condamner l’attaque des assaillant contre la population paisible de Cibitoke, elle s’est vigoureusement indignée des rebelles capturés et exécutés sommairement durant cette attaque en accusant formellement les policiers, les militaires et des Imbonerakure. Pourquoi ?

Juste un mois après l’attaque, les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Didier Reynders et Alexander De Croo, se sont envolés pour le Burundi, officiellement, cette visite “de terrain” peu habituelle des deux vice-Premiers ministres était une occasion de consolider le partenariat belgo-burundais et les programmes de coopération bilatéraux. Mais officieusement c’était pour dissuader le Président Pierre Nkurunziza à ne pas poser sa candidature aux élections présidentielles de 2015 mais aussi rencontrer les groupes de Pacifique Nininahazwe, de Busokoza-Nditije et autres radicaux pour leur remonter le moral et leur promettre un soutien indéfectible, afin que le plan de démantèlement des piliers du CNDD-FDD soit mené de façon efficace quelques soient les casses.

Juste au premier jour des manifestations, la Belgique menace les autorités burundaises brandissant des éventuelles poursuites de la CPI de façon déguisée, si la police et l’armée ne laissent pas les manifestants tranquilles dans leurs sales besognes de paralyser la capitale de Bujumbura. Le Vice-premier ministre et Ministre des affaires étrangères belge déclare en ces termes « La Belgique apporte une contribution financière importante au bureau des droits de l’homme de l’ONU où des experts en matière de droits de l’homme suivent la situation de près. Ils rapportent au Conseil des droits de l’homme ainsi qu’au Conseil de sécurité des Nations Unies. Lors d’irrégularités éventuelles, leurs témoignages et rapports sont une source importante d’information ». En d’autres termes, on comprend ici que puisque la Belgique contribue énormément, elle a toute sa capacité d’influencer les fameux experts du Conseil des droits de l’homme et partant, vers les juges de la CPI.

Quelques jours après, le putsch est annoncé avec fierté par les manifestants transformés en rebelles armés. Signalons un fait important, la veille du putsch, les parents des enfants de l’Ecole belge de Bujumbura avaient reçu une note disant « demain pour des raisons de sécurité, l’école sera fermée ». Ceci confirme sans ambigüité que l’Ambassade belge à Bujumbura en savait quelque chose sur le putsch. Par ailleurs, il suffisait de regarder l’enthousiasme qui se lisait dans les visages des médias belges pendant ce putsch, pour comprendre combien la Belgique en était le conspirateur.

Putsch raté, quelques jours après, la Belgique comme elle l’avait promis, commence l’évacuation vers Bruxelles de ses éléments à commencer par le groupe de Pacifique Nininahazwe. Dans l’entre-temps les manifestants transformés en rebelles, tentent leur dernière respiration en attaquant les différents camps militaires de la garnison de Bujumbura. L’armée burundaise et la police matent sans ni merci ni concession les rebelles. La Belgique se fâche. Elle active toutes ses cartes. D’abord, évacuer tous les leaders de l’insurrection et leurs familles. C’est pourquoi la Belgique est la terre d’accueil et le conglomérat de toutes personnes qui veulent le démantèlement du système CNDD-FDD. Ensuite, geler son aide, c’est pourquoi elle a en outre été le premier pays à suspendre son soutien à l’organisation des élections et sa coopération avec le Burundi.

Comme elle (la Belgique) avait du mal à avaler son échec, des hautes personnalités belges à la tête, un certain Louis Michel, le papa de Charles Michel l’actuel Premier Ministre belge, composé de : André Flahaut, ministre d’Etat, ancien ministre belge de la Défense ; Jean-Pascal Labille, ancien ministre belge de la Coopération au Développement ; Louis Michel, ministre d’Etat, ancien ministre belge des Affaires étrangères ; Guy Verhofstadt, ministre d’Etat, ancien Premier ministre belge et quelques autres belges, ont pris les affaires en main. Ils ont formé un groupe de lobby pour faire en sorte que le système CNDD-FDD tombe, en passant par l’Union Européenne et les instances des Nations Unies. Ils se sont dit ceci : « nous engageons à utiliser toute notre capacité d’influence pour appuyer ce processus et invitons tout responsable démocratique à en faire autant ».

Ils ont commencé par une campagne de dénigrement, de diabolisation, d’alerte d’un génocide et d’une guerre civile en cours suite à la rhétorique dangereuse et ambiguë, aux relents ethniques du pouvoir de Pierre Nkurunziza, des arrestations arbitraires, des exactions extrajudiciaires, des enlèvements, des médias détruits, une opposition bâillonnée, une société civile démantelée, des ONG fermées etc.. Immédiatement sous pressions de ce groupe, l’Union européenne a pris des sanctions injustes contre le Burundi.

*Le Burundi s’est battu sur tous les angles d’attaque de ce groupe belge, jusqu’à ce que le monde entier se demande comment un petit pays comme le Burundi peut-il faire et tenir face à ces géants néo colons. La réponse est très simple : « IMANA Y’UBURUNDI ».*

Est-ce que c’est étonnant que les experts du Conseil des droits de l’Homme produisent des rapports biaisés contre le Burundi ? Non parce que la Belgique l’avait programmé ainsi. Est-ce que c’est étonnant que la CPI bricole quelque chose antidatée sur le Burundi ? Non parce que le groupe de Louis Michel et ses compères soutenus par l’Etat belge n’ont pas lésiné sur les moyens pour presser et influencer les juges de la CPI.

En gros, on peut conclure avec un intervalle de confiance de 98% que vue l’acharnement belge envers le pouvoir de Bujumbura, la Belgique a bel et bien poussé les juges de la CPI à faire le bricolage antidatée d’ouverture d’enquête sur le Burundi. Il appartient donc au pouvoir de Bujumbura, d’ouvrir grandement les yeux et de cerner que la Belgique n’est pas ni de près ni de loin son ami sur lequel il faut compter. Il ne faut pas se frotter à la Belgique, car qui s’y frotte, s’y pique. *« QUI NE SAIT PAS LE BELGE L’HEBERGE »*.

Éditeurs B-24