L’ONU Femmes Burundi salue les “progrès importants” accomplis par le pays

Source Xinhua

Le Burundi a déjà accompli des “progrès importants” dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action de Beijing (Chine) fixé en septembre 1995 au terme de la 4e Conférence mondiale sur les femmes organisée dans la capitale chinoise, a déclaré vendredi à Bujumbura la Chargée des Programmes au sein de l’ONU Femmes Burundi, Scholastique Ntirampeba, au nom de la Représentante de l’ONU Femmes Burundi empêchée, Jennet Kem.

Mme Ntirampeba intervenait au cours d’une réunion d’information sur le processus d’élaboration du rapport national de mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing (“Beijing +25”) visant à accélérer la promotion des femmes et assurer l’égalité des sexes dans le monde.

En prévision de ce vingt-cinquième anniversaire, tous les Etats sont invités à procéder à des “examens approfondis au niveau national” pour relever les progrès réalisés et les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing.

Ainsi, sur ce palmarès des progrès marqués par le Burundi dans la promotion de “l’égalité des sexes” depuis la quatrième Conférence mondiale de Beijing en septembre 1995, Mme Ntirampeba a souligné d’abord les “avancées notoires” réalisées par le Burundi dans les domaines de l’éducation via l’atteinte de la “parité fille-garçon” dans l’accès au premier cycle de l’Enseignement Fondamental allant de la septième année à la neuvième année post-primaire.

De ce fait, a-t-elle insisté, l’ONU Femmes Burundi relève “un plus grand nombre” de femmes et de filles qui ont accès à l’enseignement secondaire au Burundi.

“Nous saluons aussi beaucoup plus de femmes burundaises qui participent au pouvoir et à la prise de décisions au parlement avec 36,4% à l’Assemblée nationale et 47% au Sénat ainsi que, les efforts louables pour prévenir, protéger et combattre la violence à l’égard de femmes”, a-t-elle renchéri.

De “nombreuses” lois et mesures ont été prises par le gouvernement burundais du président Pierre Nkurunziza pour “améliorer l’accès des femmes aux services de santé essentiels” et accroître la participation de la femme dans le rétablissement et la consolidation de la paix.

En revanche sur ce volet d’égalité des sexes, l’ONU Femmes Burundi a relevé “beaucoup de défis restants” dans le pays en matière d’accès à la terre où le seuil d’accessibilité des femmes ne dépasserait pas un taux de 17,7%.

Par ailleurs, a-t-elle ajouté, le difficile accès des femmes burundaises au crédit bancaire pour “cause de manques de garanties”.

Face à ce tableau, l’ONU Femmes Burundi a recommandé au gouvernement burundais et à ses partenaires au développement, de “rester constamment en veille”, en vue de poursuivre sans relâche les efforts déjà entrepris dans ce processus, afin que l’impact “soit plus significatif et inclusif” dans tous les “douze domaines critiques” constituant le Programme d’action de Beijing.

Pour sa part, la directrice du département chargé de “l’égalité du genre” au ministère burundais des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre, Mme Caritas Barankariza, a souligné que la problématique de “l’égalité des chances et des droits”, demeure au cœur du développement du Burundi.

Dans ce contexte, a-t-elle souligné, le Burundi a adhéré à la Déclaration et au Programme d’action de Beijing issus de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes en septembre 1995 dans la capitale chinoise.