Les néocolonialistes viennent de financer le CNARED pour son renforcement des capacités à Kigali!

L’ami de mon ami est mon ami dit-on au CNARED, raison pour laquelle certains des membres de cet épouvantail, ont été vus à Bruxelles avant d’embarquer pour Kigali, pleins d’allégresse, d’espérance et de joie rayonnante comme s’ils allaient rencontrer le Messie en personne, sensé les amener vers de verts pâturages au sommet de l’Etat Burundais, où coulent le lait et le miel. En cette période de Noël se disent-ils, un miracle est toujours possible, c’est seulement une question de foi et de la foi, fusse-t-elle aveugle, au CNARED ils en ont à revendre.

Arrivé à Kanombe, le Dr. Jean Minani a demandé directement d’aller faire un tour, dès que possible, dans les bas-quartiers de la ville de Kigali et c’est là qu’on l’a observé, la poitrine à peine bombée, en train de se familiariser avec les bains de foules, lesquelles l’ignoraient complètement, mais lui se disant que trêve de plaisanterie qu’il n’y a point d’improvisation qui vaille, que le pouvoir a ses exigences impondérables notamment l’immersion dans la populace pour sentir son pouls. C’est aussi de l’apprentissage ou tout simplement dit, de la formation continuée dont la certification sera l’accès au pouvoir.

Le CNARED prouve que le syndrome de l’esclave ou du colonisé ne sera pas éradiqué aussi facilement qu’on pourrait l’espérer car il a façonné toute une catégorie de gens, quel que soit leur niveau intellectuel ou leur intelligence innée, dans ce magma ils s’y vautrent et y trouvent leur raison d’être en tant qu’hommes, aussi, en tant qu’opportunité pour assouvir leurs ambitions folles et démesurées en partant de la foi qu’ils vouent au maître esclavagiste ou néocolonial, considéré comme le tout puissant capable d’aplanir devant leurs yeux les monts et les vallées, pour favoriser leur marche triomphale vers le devenir d’un lampiste fidèle méritant et devant obtenir le pouvoir local en guise de reconnaissance, pour l’utiliser principalement aux fins des intérêts du maître. Fatalement au détriment de ses semblables. Au CNARED, ce ne sont que des considérations futiles car l’essentiel se trouve dans l’obéissance absolue du maître, lui seul sait et il pourvoira.

Selon Jean-Marie Demarque lorsque nous (colons) avons “débarqué” sur ces terres lointaines, nous avions l’ambition aussi prétentieuse que folle d’y “apporter la civilisation”… La nôtre, bien évidemment, qui vaut pour ce qu’elle est, en bien comme en mal, mais qui n’est certes pas “LA” civilisation par excellence, celle qui prévaudrait comme un modèle universel, et qui serait en droit d’écraser toutes les autres. Il est évident aujourd’hui qu’il y avait, avant l’invasion européenne, des autochtones très civilisés, qui vivaient là bas selon leurs propres règles et coutumes, connaissant, comme tous les humains les joies et les déconvenues liées à toute vie.

Lorsque nous sommes arrivés avec notre légendaire esprit “supérieur” d’européens, nous avons non seulement voulu imposer notre morale, notre religion, nos idées, nos conceptions et, en échange, nous avons pris possession de ces terres immenses, pour en exploiter les richesses… A l’époque, tout le monde trouvait cela normal, personne n’aurait eu l’idée de s’en offusquer. Et aujourd’hui encore vivent en nombre -et souvent assez bien- des nostalgiques de ces “temps bénis”, qui parlent le plus souvent de ceux qu’ils ont exploité en des termes qui se devraient d’être sévèrement punis par les lois anti-racistes récemment édictées.

On peut tourner et retourner le problème comme on veut : les actes colonisateurs de nos ancêtres ne peuvent objectivement être qualifiés que de vols cautionnés!

Pour le CNARED, des intellectuels Européens comme Jean-Marie Demarque qui osent dire cette vérité, ne sont que des hérétiques… Ce ne sont que des empêcheurs de tourner en rond, ce ne sont que des oiseaux de mauvaise augure. Pour le CNARED, l’Afrique a toujours été saignée à blanc, aujourd’hui, il n’y a pas de raison que cela change surtout qu’ils sont déjà à Kigali à la porte du bonheur. Quant aux néocolonialistes qui les financent, eux ils savent ce qu’ils font. Uwutem’urwiwe bamutiz’umuhoro.

Cependant, comme on le dit et comme on l’écrit, le Burundi plie mais ne rompt pas. Quels que soient les soutiens néocoloniaux que le CNARED reçoit, il trouvera à tout moment en travers de sa supposée voie royale vers le pouvoir suprême, des Burundais vigilants, courageux, jaloux de leur souveraineté et qui ne manqueront pas de leur rappeler qu’ils se lavent les mains avant de passer à table.

Je souhaite plus particulièrement au peuple Burundais et en général au reste de l’humanité, une année 2018 pleine de satisfactions, où le bien comme il a toujours été, triomphera sur le mal et que les promoteurs des idées et des projets diaboliques, à défaut de s’amender, croisent la main du très haut.

Bonne fin d’année 2017.

Ruvyogo Michel