Ce qui se passe en ce moment en Libye devrait définitivement ouvrir les yeux aux naïfs Africains qui ont dansé lors de l’assassinat du Colonel Kadhafi, également ils devraient comprendre l’acharnement des néocoloniaux qui veulent coûte que coûte détruire le Burundi. Les nostalgiques du temps béni des colonies ne pourront jamais tolérer qu’un Etat africain puisse acquérir une indépendance totale et moins encore jouir de sa souveraineté.

Pendant l’esclavage, les nègres avaient été déclarés « biens meubles » c’est-à-dire sans foi ni âme, on pouvait donc les échanger comme des marchandises. Visiblement, certains y croient encore.

Les autorités de la Cote d’Ivoire viennent de se rendre par avion en Libye pour arracher leurs citoyens enchainés comme des bêtes de somme et utilisés comme esclaves ; l’un d’eux à l’arrivée au pays témoigne : “Je suis content d’être là”, a affirmé à l’AFP Moussa Sanogo, 22 ans originaire de San Pedro (Ouest). Il a passé 4 mois en Libye dans des “conditions pires que des animaux. Même à mon ennemi je ne souhaite pas cela”, dit-il. Il a raconté avoir été enfermé “dans une petite pièce avec 60 autres personnes” avec des “habits sales”, sans “pouvoir se laver”. “Le matin, on te lève et on te fait travailler. Chantier, bâtiment, travaux dans les champs, ménage, tout… On te frappe tout le temps jusqu’à ce que le sang coule. Avec des bâtons, du fer… Tous on a des cicatrices sur le corps. On te donne un bout de pain et un bout de fromage. On était des esclaves”, ajoute-t-il, soufflant régulièrement ou secouant la tête en évoquant ses souvenirs. “C’est impossible de dormir. On fait des cauchemars”, conclut-il.

Deux-cent cinquante migrants camerounais victimes de trafics humains en Libye sont aussi rentrés au Cameroun dans la nuit de mardi à mercredi dans le cadre d’un projet humanitaire, a constaté un journaliste de l’AFP à Yaoundé. Plusieurs de ces Camerounais ont affirmé à l’AFP qu’ils vivaient dans des “prisons” de très mauvaises conditions. Leur rêve était d’arriver en Europe, selon eux. “C’était l’enfer total en Libye. Je ne conseillerais même pas à mon pire ennemi de s’y rendre”, a affirmé à l’AFP un des migrants, Maxime Ndong, qui dit avoir vécu “un cauchemar”.
“Ils nous traitent comme des animaux” “Les Libyens n’ont aucune considération pour les Noirs. Ils nous traitent comme des animaux. Ils violent les femmes. Nous étions entassés dans des entrepôts. Nous étions bastonnés. Nous ne mangions pas bien. Il n’y avait pas d’eau et nous nous lavions à peine”, a-t-il énuméré.
“Il y a le commerce des Noirs là-bas. (Il y a) les gens qui veulent des esclaves comme ça se passait à l’époque de la traite négrière. Ils viennent en acheter”, a-t-il raconté. “Si vous résistez, ils tirent sur vous. Il y a eu des morts”, a ajouté l’homme encore marqué par les traumatismes.

De même rappelons-nous, rien n’a été épargné au peuple burundais : assassinats, meurtres, coups-d’Etat, massacres, pogroms, génocide, dictature, etc… tout ça pour que les Burundais ne puissent jamais relever la tête. Aujourd’hui que la lueur au Burundi pointe à l’horizon, voici que les néocoloniaux agitent les instruments qu’ils ont créés afin de continuer à soumettre des peuples sous leurs bottes, ne parlent pas de la poursuite de leurs intérêts surtout économiques mais de la défense des droits de l’homme ; évidemment pour les citoyens de l’humanité, sachant qu’à demi-mot, on dit que les Africains n’ont pas encore intégré l’histoire, qu’ils sont assurément hors humanité qu’ils ne rentrent pas dans le champ des droits de l’homme, cela de facto, étant réservé uniquement aux seuls vrais citoyens du monde.

Leurs promesses très alléchantes de solutions durables pour asseoir plus de libertés, plus de respect des droits de la personne humaine et plus de démocratie en Somalie, en Irak, en Libye, en Syrie, au Soudan, en RDC, etc. sont devenues un véritable cauchemar/désastre non seulement pour ces pays, mais également pour leurs Régions. Ces fausses promesses engendrent l’augmentation du terrorisme jusqu’en Europe et en Amérique du Nord, actuellement plus l’esclavage crapuleux sur le sol africain.

On n’a pas encore entendu leurs refrains de sauveurs du genre humain ou au moins des excuses pour leurs erreurs de jugement. Les valeurs qu’ils prêchent n’engagent finalement que ceux qui y croient.

Que quelqu’un cite un seul pays qui a évité un malheur grâce au travail de ces experts en « droits de l’homme ». Au contraire l’annonce d’une catastrophe réelle ou supposée est une aubaine dans laquelle veulent s’engouffrer toute une multitude de fonctionnaires et agents d’ONGE(Organisations non Gouvernementales étrangères), les premiers étant les mieux servis. Le Burundi membre des Nations Unies depuis son accession à l’indépendance en 1962 a connu un cycle de violence sans précédent en 1965-1966, 1968-1969, 1971, 1972, 1988, 1991, 1993 à nos jours, si l’efficacité de ces fonctionnaires était réelle et prouvée on ne compterait pas au Burundi autant de victimes, d’orphelins, de veuves, de veufs, des traumatisés ainsi que des tensions sociales que certains cherchent à amplifier pour les raisons explicitées plus haut. Le coupable a été vite trouvé : c’est le Gouvernement du Burundi sorti des urnes en 2015. Nul besoin, d’affirmer qu’il a hérité d’une situation difficile et que n’eut été sa clairvoyance avec la révolution de couleur qu’on lui avait balancé sous les pieds, le Burundi serait devenu pire que la Somalie. Cela aurait arrangé financièrement, bien entendu, quelques fonctionnaires internationaux et quelques agents d’ONGE.

Aujourd’hui en Libye, après avoir chassé et tué Kadhafi accusé de violation des droits de l’homme, nous assistons au commerce d’esclaves noirs par ceux qui ont été soutenus et installés au pouvoir par les néocoloniaux, que chacun dès à présent comprenne les valeurs sous entendues et défendues par ces milieux mafieux quand ils parlent de vouloir promouvoir les « droits de l’homme » dans un pays.

Burundais restons vigilants et que le Tout Puissant nous préserve de ces projets diaboliques de nos ennemies.

Ruvyogo Michel