(APA 26/03/14)

L’Afrique demeure le continent où la situation de la sécurité alimentaire est la plus précaire au monde, avec des niveaux relativement bas de productivité agricole, de faibles revenus ruraux et des taux élevés de malnutrition, « malgré les progrès économiques conséquents et les succès obtenus dans le secteur agricole », déplore l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Ouvrant lundi à Tunis la 28ème Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique, M. Bukar Tijani, Sous-Directeur général de la FAO et Représentant régional pour l’Afrique, a invité « les ministres africains de l’agriculture à l’action afin d’accélérer les investissements et les transformations en faveur des petits exploitants agricoles, notamment les jeunes et les femmes », indique un communiqué parvenu mardi à APA.

« L’Afrique affiche depuis 1999 une croissance économique soutenue, accompagnée d’indicateurs améliorés de gouvernance et de développement humain. A l’heure actuelle, sept économies à plus forte croissance du monde sur dix sont situées en Afrique et le Fonds monétaire international estime que la croissance économique de l’Afrique subsaharienne sera de 6,1% en 2014 », poursuit le communiqué.

La même source indique qu’en 2000-2010, le PIB annuel total de l’Afrique a progressé en moyenne de 4,8%, contre 2,1% durant la décennie précédente.

« Parallèlement, les taux de croissance du PIB agricole pendant les mêmes périodes étaient respectivement de 3,2% et 3% », fait remarquer la FAO, ajoutant que « le continent a remporté une série de succès dans divers domaines de l’agriculture, à savoir : intensification de la production d’aliments de base, variétés améliorées de bananes en Afrique orientale et centrale, variétés de maïs à haut rendement en Afrique orientale et australe, et gains de productivité dans la culture du coton au Burkina Faso et au Mali, et dans la théiculture et la floriculture en Afrique de l’Est ».

Pour M. Tijani, « la question est de savoir comment les dirigeants africains peuvent tirer parti de ces acquis en élaborant des politiques agricoles et fiscales stables encourageant l’investissement, conformément aux engagements pris dans la Déclaration de Maputo il y a 10 ans, et en renforçant les mécanismes de gouvernance et de responsabilité qui contribuent à une mise en œuvre plus systémique des politiques et programmes ».

La Conférence de Tunis qui prend fin vendredi, préconisera, selon le communiqué, « l’établissement de conditions favorables pour éliminer la faim sur le continent d’ici 2025 en misant essentiellement sur l’exploitation du potentiel durable de l’agriculture, des pêches, de l’élevage et de la foresterie afin de fournir des emplois et des revenus aux jeunes, aux femmes et aux hommes africains en quête de sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que des entreprises agroalimentaires visant à accroître les revenus des ménages ».

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