WASHINGTON, 22 avril 2015 – Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un don de 22 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA)* en faveur du Burundi afin de renforcer les capacités des institutions publiques et d’améliorer la gestion du budget de l’État.

L’économie du Burundi est entravée par deux obstacles majeurs : l’insuffisance des recettes publiques et la faible diversification des exportations. Les recettes fiscales représentent 12 % du PIB, dans un contexte marqué par la baisse de l’aide internationale en pourcentage du PIB de 23% en 2010 à 13% en 2014, tandis que les exportations sont concentrées sur un petit nombre de produits et services. Le pays a par conséquent des difficultés à créer la marge de manœuvre budgétaire nécessaire pour promouvoir la croissance et remédier à sa fragilité économique actuelle.

« Le renforcement de la gouvernance et des capacités de gestion dans le secteur public va permettre d’améliorer la fourniture de services publics essentiels et de soutenir les efforts de l’administration en direction d’une mise en œuvre efficace des politiques publiques. Ces éléments doivent être en place pour que le Burundi puisse avancer durablement sur la voie de la croissance économique, de la réduction de la pauvreté, et de la prospérité partagée », indique Rachidi R. Radji, Représentant Résident de la Banque mondiale au Burundi.

Cette opération, novatrice, s’appuie sur les compétences techniques de plusieurs pôles d’expertise au sein de la Banque mondiale, l’objectif de cette démarche étant d’offrir des solutions avancées et de mieux répondre aux besoins du pays client. Le Projet de renforcement des capacités institutionnelles pour l’efficacité gouvernementale visera à accroître les capacités des institutions du secteur public et à promouvoir des réformes transversales alignées sur les priorités du gouvernement burundais.

Plus précisément, il se focalisera sur les quatre domaines suivants : (i) la modernisation de la politique et de l’administration fiscales ; (ii) le renforcement de la gestion et du contrôle des dépenses publiques ; (iii) le renforcement des capacités de l’Institut de statistiques et d’études économiques du Burundi (ISTEEBU) pour que celui-ci soit en mesure de fournir des statistiques utiles à la prise de décision ; et (iv) l’amélioration des capacités de régulation et des pratiques dans le secteur minier.

Le renforcement de la politique et de l’administration fiscale, en particulier, permettra d’accroître l’efficacité de la mobilisation des recettes intérieures et d’apporter la marge de manœuvre budgétaire nécessaire pour lutter contre la pauvreté grâce à la fourniture de services publics essentiels. Le financement approuvé aujourd’hui contribuera à améliorer la qualité des services publics grâce à un processus de planification et de budgétisation plus stratégique qui facilitera l’allocation des ressources aux secteurs prioritaires. De même, le projet favorisera la reddition de comptes en renforçant le système de contrôle des finances publiques. Les améliorations apportées dans la production de statistiques, tant sur le plan de la qualité que des délais, permettront aux pouvoirs publics de prendre des décisions sur la base de données fiables, et aux citoyens d’être davantage en mesure de suivre la mise en œuvre des politiques publiques. Enfin, l’aide fournie par le projet au renforcement de la transparence dans des secteurs stratégiques comme l’exploitation minière contribuera à l’amélioration de l’environnement de l’entreprise.

« Le projet approuvé aujourd’hui contribuera à fournir des ressources et des outils qui permettront d’améliorer la gestion des finances publiques au Burundi, de mettre en place des processus de prise de décision plus stratégiques et d’accroître la qualité des services publics fournis aux citoyens », explique Marco Larizza, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale.

Le projet, qui est le fruit de concertations étroites entre la Banque mondiale, le gouvernement du Burundi et ses partenaires au développement, « agira comme un catalyseur de la mise en œuvre des réformes soutenues par la Banque et d’autres bailleurs de fonds », affirme M. Tabu Abdallah Manirakiza, ministre des Finances et de la Planification au développement du Burundi.

* L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, accorde des dons et des crédits sans intérêts aux pays les plus pauvres afin de les aider à mettre en œuvre des programmes qui stimulent la croissance économique, contribuent à la réduction de la pauvreté et améliorent les conditions de vie des pauvres. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 77 pays les plus déshérités du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA bénéficient concrètement à 2,8 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 112 pays. Le volume annuel de ses engagements est en constante augmentation et a représenté en moyenne 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique

Source www.banquemondiale.org

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