Ces jours-ci tout le monde appelle de ses vœux afin de voir très rapidement le Burundi placé sous tutelle de l’ONU. Même si la résolution 2248(2015) a été on ne peut plus clair qu’il faut absolument respecter la souveraineté nationale, certains pays plutôt du continent européen ne veulent que mettre à genou les élus récemment installés dans leurs fonctions.

C’est un vœu qui pourrait être aussi pieux qu’utopique car le gouvernement burundais a évidemment son mot à dire. A ce propos le droit international n’autorise pas le système des Nations Unies et moins encore les organisations régionales et sous-régionale de s’impliquer directement dans les affaires internes d’un Etat souverain sans son accord, que ce soit pour les observateurs internationaux et à plus forte raisons les casques bleus.

La source du problème actuel d’insécurité au Burundi est déjà connue, des organisations indépendantes tant internationales que locales ont déjà produit des rapports indiquant clairement qu’au Rwanda à partir des camps de réfugiés des entrainements militaires sont dispensés afin d’alimenter l’insurrection armée qu’on voudrait voir transformée très rapidement en guérilla, financée et armée par des pays européens déjà aussi identifiés.

S’il n’y a pas anguille sous roche, qu’attendent tous ces prétendus préoccupés par la situation sécuritaire au Burundi et qui risque d’embraser toute la région, a diligenté des enquêtes approfondies sur ces violations du droit international par le Rwanda qui se permettrait au grand jour d’armer les réfugiés Burundais qui sont sur son sol ? Qui serait en train de chercher à déstabiliser un pays voisin au su et vu de tous ces grands donneurs de leçon. Le HCR au Rwanda aurait failli à sa mission car il aurait laissé faire ou couvert ces actions de recrutement de réfugiés pour les enrôler de gré ou de force dans la rébellion.

Des enquêtes devraient aussi concerner MSF car des sources locales bien informées soupçonnent cette organisation d’être impliquée dans le transport clandestin du matériel de guerre en collaboration avec le HCR. Les enquêtes permettraient de démontrer qu’il n’y a pas d’ agenda caché dans toutes ces manœuvres auxquelles on assiste prétendant vouloir préserver les droits de l’homme et au-delà œuvrer pour le renforcement de l’Etat de droit basé sur le principe de la séparation des pouvoirs.

Curieusement, ces grandes personnes ne parlent pas des attaquent quotidiennes de harcèlement que subissent les forces de l’ordre burundaises, qui depuis l’insurrection chaque jour enterrent des compagnons de lutte tués par ces insurgés.

Quant à ce fameux génocide qu’on nous brandit chaque jour et qui risquerait d’être commis dans le futur proche, c’est étonnant cette ruse « larmes de crocodiles » car en 1972 un génocide a été bel et bien commis au Burundi contre les Hutu et malheureusement jusque maintenant à part de petits encarts par ici ou par là, ces hauts fonctionnaires de l’ONU et moins encore ces pays qui crient au génocide, n’ont entrepris la moindre démarche pour faire reconnaître officiellement ce génocide, même l’appel du Pape cette année qui en a parlé les a laissé de marbre. Surement, que peut être aussi, les difficultés du Burundi d’aujourd’hui tirent leurs sources dans cette impunité sachant que les auteurs de ce génocide de même que les rescapés sont encore en vie. Traumatismes non cicatrisés.

Non, si le Burundi n’est pas d’accord personne n’y mettra les pieds moins encore les suppôts des milieux néocolonialistes et antidémocrates.

Ndabakwaje Georges