A quelques mois des élections démocratiques de 2015 au Burundi, des combats internes entre leaders politiques au sein de nombreuses coalitions – encore non reconnues par l’Etat- ont lieu au Burundi. Organiser des manifestations sauvages ou illégales -médiatisées- leur permet de montrer à leurs concurrents politiques, leur potentiel de mobilisation …

A Bujumbura, ce lundi 15 décembre 2014, M. Agathon Rwasa, ex-leader du FNL, alors qu’il était convoqué à la Cour d’Appel de Bujumbura pour être entendu dans la 1ère [1] affaire des massacres de Gatumba concernant – les Banyamulenge-, ce dernier, en coalition avec certaines organisations politiques ( une coalition non reconnue officiellement )[2], ont organisé une manifestation sauvage ( non permise) pour faire pression sur la justice burundaise.
Ce non respect de l’Etat de Droit du Burundi est dénoncé,par l’Etat du Burundi, depuis quelques mois à l’encontre de certains acteurs politiques en fin de carrière qui , depuis 2010, ne reconnaissent pas les institutions démocratiques burundaises.
M. Edouard Nduwimana, ministre de l’Intérieur, a rappelé à l’ordre M. Rwasa en lui demandant d’assumer ses responsabilités quant aux conséquences d’une manifestation sauvage et illégale que ses partisans étaient en train de réaliser.
Face aux nombreux partisans de cette coalition illégale au Burundi venus intimider – la Justice burundaise- qui avait convoqué M. Rwasa Agathon, pour des raisons de sécurité évidente, la convocation du parquet général près la Cour d’appel de Bujumbura a été remportée sine die.

En mars 2014, la formation politique anarchiste du MSD (Mouvement pour la Solidarité et le Développement) du virulent M. Alexis Sinduhije avait organisé une manifestation sauvage illégale assez violente. Il s’agissait pour le MSD de montrer à l’UPRONA qui organisait des manifestations aussi , qui était le patron à Bujumbura au sein de l’électorat – des Bahima burundais – qu’ils se partagent. Les partisans du MSD avaient détenu et séquestré 2 policiers pendant des heures. Cette manifestation avait été stoppée par une forte mobilisation policière. Le bilan, de nombreux blessés et de nombreux emprisonnements… M. Alexis Sinduhije, président du MSD, en avait profité pour fuir et un mandat d’arrêt internationale avait été lancé à son encontre.
Ce lundi 15 décembre 2014, avec cette manifestation sauvage organisée par une coalition illégale menée par M. Rwasa, rassemblant des déçus de l’UPRONA ( de jeunes de la fameuse JRR [3] de Bujumbura) et du FRODEBU NYAKURI, l’Etat du Burundi a préféré éviter l’affrontement et l’utilisation de la force. Toutefois des poursuites judiciaires à l’encontre des responsables de cette manifestation sauvage ont été enclenchées…

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