C’est la fausse histoire des armes qui auraient été trouvées à la résidence de Désiré Nyaruhirira, Premier conseiller de l’ambassade du Rwanda à Bujumbura. Cet homme connaît très bien le Burundi et les Burundais. Il a vécu comme réfugié politique au Burundi, a fait ses études primaires jusqu’à l’université, au Burundi. Il est revenu à Bujumbura comme diplomate après la victoire du FPR contre Habyarimana. Il est dans son poste plus de vingt ans! Il se dit que c’est un proche de Kagame, ces inconditionnels qui sacrifieraient leur vie pour le héros qui a arrêté le génocide au Rwanda. Désiré Nyaruhirira avait su gagner l’amitié du général Adolphe Nshimirimana pour mieux détourner l’attention du Burundi de toute méfiance envers Kigali. Les Rwandais ont cette stratégie de caresser dans le sens du poil pour mieux surprendre et anéantir sa cible ” Uwuja kugarika ubukombe arabwagaza!”

La rumeur des armes vient d’être démentie. Mais elle est un signe très révélateur du ras le bol de certains Burundais proches de Nkurunziza qui souhaitent des mesures de rétorsion contre le Rwanda. Ils font remarquer:” tous les fauteurs de troubles sont bien accueillis et soutenus par Kigali. La radio Inzamba émet depuis Kigali avec des journalistes qui ont été mis hors d’état de nuire à Bujumbura. Leurs médias ont été détruits car ils ont roulé pour les intérêts des Occidentaux et des putschistes. C’est à Kigali que sont envoyés les financements des activistes et des opposants qui parcourent le monde pour manipuler l’opinion internationale et se faire passer pour une alternative au régime issu de la volonté populaire. Certains agents du DMI ont été identifiés comme faisant partie du commando qui a abattu le général Adolphe Nshimirimana et qui vient de rater de justesse le général Prime Niyongabo! Il suffit de lire les tweets d’un certain Albert Rudatsimburwa pour comprendre l’ampleur de la guerre médiatique que mène le Rwanda contre le régime burundais. Une colère de plus en plus difficile à contenir gagne les Burundais qui souhaitent que l’agression rwandaise cesse!”

Ce qu’il faut souligner, c’est le cynisme des fauteurs de troubles. Ils savent que leurs forfaits et le terrorisme qu’ils utilisent ont beaucoup affecté le moral de la masse populaire qui s’est mobilisée pour défendre la démocratie à travers la réussite du processus électoral. Malgré cela, les fauteurs de troubles s’ingénient à faire croire que le général Godefroid Niyombare existe encore. Or, des sources dignes de foi affirment qu’il a été capturé et zigouillé en date du 14 mai 2015! C’est même pour venger cette mort que le commando fait des ex-FAB et des agents de DMI rwandais a assassiné le général Adolphe Nshimirimana et qu’il jure toujours d’avoir la peu du chef d’état major de la FDN. Car Godefroid Niyombare alias Bisusu était une marionnette très malléable! Les fauteurs de troubles brouillent les pistes en cherchant à faire croire que les attentats viennent de Nkurunziza, “mchezo wa ndani”! Ce cynisme rappelle le culot du FPR versant des larmes de crocodile pour les Tutsis sacrifiés en 1994 alors que c’était son plan pour prendre le pouvoir! Vingt ans plus tard, la thèse d’un génocide prémédité par les Hutus du Rwanda ne tient plus la route. Il suffit de suivre le poignant documentaire “Rwanda:untold story” de BBC. Ce cynisme des extrémistes tutsis agace bien des Burundais épris de paix et la rage monte contre l’ingérence rwandaise.

Sous un autre angle, Kagame exploiterait cette sensibilité des Burundais en propageant lui-même des rumeurs par les médias à son service. Il faut noter que les rumeurs sur les attentats sont d’abord diffusées par des Rwandais depuis Kigali. Albert Rudatsimburwa vient par exemple d’alerter contre des menaces qui seraient dirigées contre Pierre Buyoya et Germain Niyoyankana. Il ajoute que Nkurunziza souhaite les assassiner comme Bikomagu! D’autres sites comme Ikaze, Igihe ou The Rwandan montrent la paille qui serait dans l’oeil de Nkurunziza et font la politique de l’autruche quand il s’agit de pointer du doigt la poutre qui est dans l’oeil de Kagame! C’est pourquoi, malgré cette sainte colère, les Burundais doivent éviter de relayer les rumeurs venant des réseaux rwandais. Ce sont des pièges. Et c’est par la vigilance et l’unité des Burundais épris de paix, toutes ethnies confondues ou à l’image des institutions en place, que le pays va surmonter cette crise.

Nous aimerions saluer au demeurant cette image des Burundais arrosant l’apothéose du processus électoral dans toutes les communes du pays. Comme ils le disaient:”Imana ni nziza! Amen.” Albert Einstein disait:”Le bon Dieu est astucieux mais jamais malveillant!” Cette fête populaire de ce samedi 12 septembre 2015 a prouvé que les Burundais chérissent la démocratie plus que tout. Ce n’est pas du triomphalisme mais une fête modeste et gaie. Une sorte de retrouvailles pour une causerie morale. Une stratégie pour garder la population éveillée et déterminée à voler au secours de la démocratie, ce trésor menacé par des puissances hégémoniques comme les USA, la Belgique et le Rwanda. “Imana ni nziza! Amen.” Le professeur André Guichaoua ne vient-il pas de signifier à l’Union Européenne que les fauteurs de troubles au Burundi et le groupuscule des opportunistes du CNARED peuvent “semer la terreur et commettre des attentats sans jamais arriver à faire tomber le système de Nkurunziza!” Une manière d’appeler à des moyens plus consistants ou d’inviter à abandonner le plan visant à enterrer la démocratie populaire du Burundi. Car 2017 approche et Kagame pourrait être surpris par les actions d’envergure de ses opposants transfuges du FPR et des Occidentaux qui comprennent que la farce du génocide a fait son temps. “Imana ni nziza! Amen”.

Editeurs B-24

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