Covid-19 : Dépistage en milieu scolaire, nouvelle priorité pour une riposte efficace
Mardi 13 avril, le ministère de la Santé publique a présenté son plan de riposte nationale revu. Pour les six mois à venir, avec ses différents partenaires, ils sont convenus qu’un accent devra être mis sur le dépistage en milieu scolaire.

Environ 2,6 millions, le nombre d’élèves externes qui seront dépistés au cours de la nouvelle campagne. Après le dépistage de masse des élèves issus des écoles à régime d’internat, les externes sont les prochains sur la liste. « Une campagne qui vient dans le prolongement de la politique gouvernementale de dépistage de masse ‘’Ndakira Sinandura kandi sinanduza’’ (Je guéris, je ne contamine ni ne contamine les autres), a annoncé, mardi 13 avril, Dr Thadée Ndikumana, ministre de la Santé publique.

Pour avoir l’effet escompté, insiste le ministre Ndikumana, en plus de l’implication de tout un chacun dans la sensibilisation pour le respect des gestes-barrière, le renforcement des capacités du personnel et l’équipement de toutes les formations sanitaires (Fosa) sont, entre autres, les grands axes dudit plan. « Mais faut-il aussi que les agents communautaires soient mieux outillés. Le cas échéant, qu’ils soient aptes de prendre en charge certains cas ».

La bonne nouvelle : l’accord de principe du Fond mondial pour prêter main forte au ministère de tutelle, en plus de ses partenaires habituels à l’instar de l’OMS. Avec un besoin d’une logistique supplémentaire (intrants de dépistage, prise en charge du personnel, etc), M.Ndikumana s’est dit confiant quant à la disponibilité des moyens : « L’accord de principe est déjà là. Reste à voir dans quelle mesure chacun pourra s’acquitter de ses engagements. » Le budget de cette nouvelle campagne de dépistage en milieu scolaire s’élève autour de 12 millions de $.

Avec plus de 1000 élèves internes venus se faire dépister le 1er jour, rien que sur le site de dépistage ‘’Au bon accueil’’, les agents en charge du dépistage se félicitent de l’engouement des élèves. Jusqu’à mardi 13 avril, le taux de positivité n’avoisine que 1,4%. Pour circonscrire la pandémie, certains professionnels de santé estiment que le ministère de tutelle doit voir dans quelle mesure étendre le dépistage à d’autres corps constitués, tels que l’armée, la police, les fonctionnaires, etc.

Selon les dernières données épidémiologiques du ministère, 3053 personnes ont été testées positives, 2700 sont guéries, le reste est encore sous traitement. Six sont décédées des suites de la maladie.

Au cours des 28 derniers jours (16 mars au 12 avril 2021), au total 816 cas positifs ont été notifiés sur 69052 tests réalisés, soit une positivité de 1,18%. Parmi eux, 769 cas sont de transmission locale (94,24%) contre 47 cas importés (soit 5,76%).

Par (Iwacu)