Par Anselme Hakiza, Amahoro Iwacu

Depuis peu le #PNUD-BURUNDI a repris sur tweeter un tweet de la section Française de la Deutsch-Weller sur le Burundi. Dans ce Tweet il s’agissait d’un mensonge qui a été diffusé sur cette radio selon laquelle le gouvernement Burundais aurait décrété la journée du 29/08/2016 Journée de boycotte de la langue française. Information erronée puisque cela n’a jamais été le cas, par ailleurs il faut souligner le démenti du Conseil principal chargé des questions de presse et de communication Monsieur Willy NYAMITWE qui a rapidement réagit sur ce sujet en rejetant de manière catégorique les affirmations fantaisistes faites par la section française de la radio Allemande.

Ce fait bénin en matière de communication serait sans doute passé inaperçu, malgré la tendance de cette radio a toujours donné de fausses informations sur le Burundi, s’il n’avait pas été repris quasi simultanément par le communicateur du Programme des Nations Unies pour le Développement au Burundi. Ce dernier a en effet repris sans aucune nuance le Tweet de la DW sur le compte tweeter de son organisation, confirmant par là la fausse information. Un organe comme le PNUD devrait être à l’abri de telles erreurs d’appréciation. Cependant pour tout observateur averti et qui est au courant des tumultes qui ont existé et continuent d’ailleurs dans les relations entre le Burundi et certains organes de l’illustre institution que sont les Nations Unies, cela n’a pas du tout surpris.

Depuis la crise de 2015 et même avant certains fonctionnaires locaux du système des Nations Unies se sont illustré par la désinformation et la calomnie des institutions et du parti au pouvoir auprès de leurs homologues étrangers qui hélas tombent dans le panneau en prenant comme vérité biblique tout ce que leur raconter ces Burundais rencontrés sur place. Ceux là qui sont sensé être au courant de la réalité sur terrain, alors que dans la plupart des cas ils sont eux-mêmes parties dans la situation de tension actuelle. Il est de notoriété publique que la plupart des fonctionnaires locaux des institutions du système des Nations Unies roulent pour l’opposition radicale ; Certains pour des raisons historiques et d’autres par pure opportunisme puisque croyant être en phase avec la pensée de leur patron.

C’est delà que part toutes les informations erronées sur le Burundi que les nations Unies se font l’écho où endossent quasiment sans les contre vérifiées. Depuis le câble confidentiel qui s’est avéré n’être qu’un ramassis de mensonge et qui a valu à son auteur d’être déclaré personae non gratta sur le territoire Burundais, les rapports pleins de demi vérité, d’approximation et de mensonges du Prince Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein du Haut commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme l’origine du mal est le même, la source à la quelle ils puisent leurs informations est gangrenée. Leur personnel local est comme tout les Burundais, ils sont eux aussi affectés par les différents phénomènes qui se passent dans notre société et cela s’impacte de manière profonde sur leur capacité de jugement. Ils manquent souvent de distanciation vis-à-vis du réel, ils sont incapables dans une situation comme la nôtre de se situer au milieu à fin de refléter les points de vue de tout le monde. C’est la réalité qui risque à l’avenir de conduire les Nations Unies à des erreurs d’appréciation fatales sur la situation du Burundi.