Ne cherchons pas loin les commanditaires de l’assassinat de Mme Hafsa Mossi surtout qu’il a été annoncé avant les faits, Cimpaye Pancrace membre influent du CNARED l’avait sous-entendu quelques jours avant en la stigmatisant comme étant l’ennemi publique N°1, il doit connaitre les tenants et les aboutissants de cette affaire.

Dans une interview réalisée en date du 26 mars 2015 dans le cadre de l’émission « Hebdo Burundi » par Monsieur CIRAMUNDA Richard intitulée « Révélations de CIMPAYE Pancrace sur la distribution des armes au Burundi », Monsieur CIMPAYE Pancrace accuse feue HAFSA Mossi de faire partie d’un réseau de distribution d’armes aux IMBONERAKURE.

Voici un extrait de CIMPAYE Pancrace :
« On a octroyé cette responsabilité aux femmes. […]. J’en veux pour exemple, et je ne vais pas être exhaustif. Mais le cas le plus pathétique, c’est le cas de Madame HAFSA Mossi, qui a été ministre, et qui est aujourd’hui députée à l’East African Community. Cette brave dame, HAFSA Mossi, aujourd’hui, elle charrie les armes ; elle distribue les armes. Ça fait froid au dos. […]. Je disais que c’était HAFSA Mossi. Qu’est-ce qu’elle a fait ? HAFSA Mossi a distribué les armes… »

Cette affirmation gratuite et sans preuve de Cimpaye Pancrace est synonyme d’un appel à assassinat et devrait pouvoir s’en expliquer. Les ayants droits de la défunte méritent de connaitre toute la vérité qui est à l’origine de la perte de leur parente. L’apologie de la violence que recèlent les propos au quotidien de Cimpaye Pancrace doit être consignée quelque part et il devra en répondre tôt ou tard.

Le mépris de la vie humaine et la radicalisation sectaire dont il fait montre publiquement à chaque fois qu’il en a l’occasion, notamment en invitant les citoyens Burundais à créer le chaos dans leur propre patrie afin que lui puisse émerger de l’abîme et revendiquer par la suite le pouvoir comme récompense ou trophée est une évidence.

Au fait ambitionne-t-il , lui et les siens, de régner sur des cendres ? En tous cas la mort de Mme Hafsa Mossi le poursuivra jusqu’en enfer.

Kurubone Pierre