Après la publication de notre message d’adieu, nous avons été littéralement submergés par les messages et commentaires des lecteurs qui désapprouvaient la décision. A juste titre, ils nous faisaient remarquer que le site leur appartient aussi et qu’ils avaient le droit d’être consultés avant une telle décision qu’ils jugeaient inacceptable.

Que faire? Comme nous l’avons expliqué, l’équipe de rédaction s’est retrouvée dans l’impossibilité de poursuivre la mission noble mais si exigeante d’animer régulièrement le site. Nous nous sentions certes utiles mais moins soutenus aussi bien par nos lecteurs que par le pouvoir de Bujumbura dont certains dignitaires ne se gênaient pas de crier à l’envie que nous étions rémunérés, mais aussi certains d’entre nous subissaient des menaces quitte à ce que notre webmaster et nos deux rédacteurs ont dû rendre leurs tabliers. Nous revenons donc avec trois nouveaux visages (un webmaster et deux rédacteurs). A toute fin utile, notre message d’adieu a permis de clarifier les choses: de réaffirmer notre indépendance par rapport aux réseaux de communication du pouvoir de Bujumbura et de clouer le bec à quelques opportunistes qui se targuaient d’un contrôle imaginaire sur le site. Disons aussi que du côté des dignitaires de Bujumbura, notre message d’adieu a été un électrochoc: nous avons eu des échanges plus cordiaux et cela réconforte.

De retour avec la même passion…

Sous un autre angle, le message d’adieu a permis de mesurer notre importance dans le monde médiatique burundais. Nos détracteurs ou concurrents du camp hostile au pouvoir de Bujumbura se sont suffisamment réjouis de nos déboires! Ils ont craché tout le fiel qu’ils avaient sur nous, comme cela arrive à la mort d’un ennemi redoutable! De notre côté, nous considérons qu’ils ont osé nous dévorer cru comme des dépouilles d’animaux de charcuterie! D’autres auront eu tort de vendre la peau de l’ours qu’ils n’avaient pas tué: dans ce genre de situation, le rebondissement était prévisible, n’est-ce pas?

D’autres personnes, écœurés sans doute à notre action d’informant clouant le bec aux Sindumuja et aux admirateurs de l’agression rwandaise, ont essayé d’agir avec ruse: ils nous ont écrit pour demander de leur communiquer nos coordonnées et un compte bancaire où ils prétendaient vouloir nous envoyer des fonds pour fonctionner! Un “non merci” a été sagement envoyé! Ils nous tendaient un piège: nous disons ici qu’il était grossier!

Au chapitre de ceux qui se proposent de nous soutenir, nous saluons un certain nombre de gens de bonne foi qui déclinaient leurs identités et avaient une approche sans équivoque. Ils pensent réellement à débiter leur compte en banque en notre faveur et nous ne demandons qu’à ce que les promesses soient concrétisées! Et nous leur sommes déjà gré.

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Président de l’Afrique du Sud Zuma : Dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe de feu Président MELCHIOR NDADAYE

La fermeture du site a laissé un grand vide et ça nous a fait aussi mal qu’à nos lecteurs, surtout que nous donnions l’impression de terminer en queue de poisson pour ne pas parler d’abandonner le navire alors que la tempête est loin d’être apaisée. Nous étions à bout, et ce temps mort a été comme la nuit qui porte conseil et aide à refaire le plein d’énergie! Nous revenons avec plus de pugnacité et surtout avec la même passion pour partager des analyses, réflexions ou les nouvelles fournies par les contributeurs de votre site.

Tenez. Le ballet diplomatique qu’a connu le Burundi au mois de février dernier a été moins médiatisé alors qu’il marquait une grande victoire des défenseurs des institutions issues de la volonté populaire. Nous nous sommes fait violence pour ne pas sortir un dossier ad hoc devant des gestes inédits: voir la délégation de haut niveau de l’Union Africaine débarquer à Bujumbura et commencer par se rendre au monuments des martyrs pour déposer des gerbes de fleurs sur les tombes des martyrs de la démocratie, puis se rendre au mausolée du héros de l’indépendance nationale.

N’est-ce pas que tout le conflit qui vient de secouer le Burundi depuis avril dernier avait pour épicentre la souveraineté nationale? Ceux qui manipulaient l’opinion nationale et internationale en prétendant rejeter “un troisième mandat” ne cherchaient-ils qu’à mettre entre parenthèses le droit du peuple burundais de se choisir des dirigeants?

Ces émotions que nous avons eues, nous savons que bien des Burundais ont éprouvé la même chose. Et pourtant, quelle couverture médiatique! Ce genre d’événement n’a-t-il pas failli passer inaperçu au profit des contradictions entre le communiqué lu par Jacob Zuma, chef de la délégation de haut niveau à Bujumbura et le communiqué publié par l’Union Africaine depuis Addis-Abeba?

Votre soutien s’il vous plaît!

Benjamin Mpaka
benjamin_20mkapa-140x204.jpg​Quoi donc? Comment oserions-nous quitter le terrain au moment où la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est vient de désigner l’ancien président tanzanien, Benjamin Mpaka comme médiateur dans le conflit burundais et probablement entre Pierre Nkurunziza et Paul Kagame?

Comment s’effacer de la scène quand les activités de la Commission Vérité et Réconciliation viennent d’être lancées? Nous avons plutôt du pain sur la planche et nous ne saurions point nous dérober à cause des difficultés certes paralysantes pour certains chantiers. Nous aimerions ici faire des propositions à nos lecteurs ou personnalités du Burundi: nous allons mettre en place une possibilité de contribuer, ceux qui veulent soutenir le travail des rédacteurs et éditeurs du site pourront le faire via un système Paypal qui sera visible sur le site.

Nous exhortons les innombrables supporters des institutions issues de la volonté populaire au Burundi (et de par le monde surtout la diaspora burundaise et les amis du Burundi) à relayer notre invitation au près des entreprises publiques et privées, des ONG et des ASBL etc… de confier leurs publicités à notre site car l’assurance d’atteindre un grand public n’est plus à démontrer.

Au chapitre des innovations, nous aimerions dire qu’avec les financements générés par les appuis des lecteurs ou bienfaiteurs, nous comptons lancer Burundi-24 TV et Burundi-24 Radio! Ce qui vous permettra de suivre des interviews, des témoignages poignants des Burundais et des étrangers sur les chantiers vitaux comme la CVR, le dialogue inter Burundais etc. Merci d’avance à ceux et celles qui voudront bien se manifester par quelque don.

Par notre plume, nous vous promettons de combattre les « sindumuja » au même degré que les corrompus au sein du système, car les deux sont les ennemis de la démocratie et du développement au Burundi.

Les rédacteurs de Burundi-24, la voix de la majorité silencieuse

Editeurs B-24

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