Le pouvoir de Bujumbura s’est dit opposé lundi à la présence du secrétaire général de la Communauté Est Africaine, Richard Sezibera, dans le dialogue avec l’opposition sous la facilitation du président ougandais, Yoweri Kaguta Museveni.

“La facilitation a été confiée au président Museveni. De ce point de vue, Chrispus Kiyonga qui agit en nom et au titre de Museveni fait le travail correctement selon le mandat. Par contre, pour le secrétaire général, je crois que si un groupe qui est invité à ce dialogue ne se sent pas à l’aise du fait de sa présence, il serait difficile de continuer ce travail”, a indiqué Allain Aimé Nyamitwe, ministre burundais des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale.

Il a tout de même fait savoir que jusqu’à présent le gouvernement du Burundi n’a pas encore demandé officiellement qu’il soit récusé, mais notant que ce n’est pas une bonne chose qu’il soit là, qu’il faut plutôt bâtir une relation de confiance entre les participants à ce dialogue et la Facilitation.

Il a ajouté à cela qu’une invitation a été lancée par le gouvernement auprès du Facilitateur pour que M. Kiyonga vienne à Bujumbura pour discuter de cette question et des autres liées à la représentation à ce dialogue.

“Il y a 43 partis politiques qui sont enregistrés au Burundi. Ils doivent trouver leurs places dans ce dialogue. La société civile n’est pas composée de 3 ou 4 associations puisqu’on compte plus de 6 600 organisations de la société civile enregistrées au Burundi. Il faut qu’il y ait une clarté sur les modalités de participation dans ce dialogue”, a revendiqué le ministre Nyamitwe.

Quant à la présence des partis politiques dans ce dialogue, il indique qu’il pense qu’ils seront invités tous et qu’il faut être cohérent car, explique-t-il, ‘un parti politique a sa personnalité juridique qu’il faut respecter’.

Par conséquent, ajoute-t-il, “le Facilitateur ou n’importe quelle autre personne intéressée dans le dialogue ne peut pas décider ou déterminer qui représente les partis politiques. C’est au nom de quel principe ?”

Lors du lancement de ce dialogue à Entebbe en Ouganda le 28 décembre 2015, le gouvernement du Burundi a refusé la présence dans ce dialogue de ceux qu’il a qualifiés de putschistes et la session a été reportée pour le 6 janvier dernier cette fois-ci à Arusha mais là aussi il n’a pas envoyé ses représentants. Fin

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Source: Agence de presse Xinhua