Le premier vice-président burundais Gaston Sindimwo a procédé ce vendredi à Bujumbura au lancement officiel des travaux de la Commission nationale du dialogue inter-burundais (CNDI).

Cette commission a été mise en place par un décret présidentiel en date du 23 septembre 2015 et la nomination de ses membres a eu lieu le 17 octobre.

Il a indiqué qu’il a voulu réaffirmer la volonté et la détermination du gouvernement d’organiser un dialogue national et inclusif caractérisé par deux éléments importants.

D’une part, “ce dialogue se veut entièrement inclusif. Il ne s’agit pas uniquement d’un dialogue entre élites politiques sans aucun ancrage local. Le gouvernement a l’ambition de faire de ce dialogue un véritable processus participatif avec une forte implication des populations à la base”, a déclaré M. Sindimwo.

D’autre part, “pour que ce dialogue produise réellement une paix durable, il faut qu’il suive un processus cohérent, qui ne se limite pas seulement au partage des postes ou aux compétitions pour la conquête du pouvoir”, a-t-il ajouté.

Il a fait savoir que pour le gouvernement, ce dialogue devrait relancer un processus d’acceptation mutuelle et d’engagement collectif vers un avenir commun débarrassé de toute forme de violence.

Il a ajouté que pour y arriver, il faut que les questions fondamentales soient abordées et que des solutions adaptées aux réalités soient convenues entre les burundais.

A la cérémonie de lancement des activités de la CNDI a pris part le ministre ougandais de la Défense nationale Crispus Kiyonga, dont le pays joue le rôle de médiateur pour la crise burundaise au nom de la Communauté est-africaine (EAC).

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