BUJUMBURA (Xinhua) – A l’occation de la Journée Mondiale des Lépreux qui sera célébrée dimanche, la ministre burundais de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, Dr Sabine Ntakarutimana, a fait samedi une déclaration dans laquelle elle reconnaît que la lèpre continue à se propager au Burundi ces dernières années malgré les efforts consentis dans sa lutte.

“Les données statistiques collectées par le Programme National Lèpre-Tuberculose montrent qu’en 2011, 445 nouveaux cas de lèpre ont été dépistés dans le pays tandis qu’en 2012, le nombre de cas nouvellement dépistés était de 350. La majorité des cas sont multi bacillaires, c’est-à-dire les formes par lesquelles la maladie peut se propager. Cela veut dire que la chaîne de transmission est entretenue et que la maladie continue de se propager”, a-t-elle indiqué.

Elle a fait savoir que les provinces qui présentent encore un nombre élevé de cas sont celles de Rutana, Bururi et Makamba au sud du pays et celles de Bubanza et Cibitoke à l’ouest du Burundi. La situation se présente ainsi au moment où le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers continuent de mener des actions d’envergure pour réduire la charge de cette maladie, notamment en mettant à la disposition des malades des médicaments gratuits au niveau des districts sanitaires pour l’ approvisionnement des centres de santé et en organisant régulièrement la réhabilitation physique des lépreux. Il y a eu également des opérations des personnes porteuses d’invalidité suite à cette maladie, des opérations qui ont permis aux handicapés de se remettre au travail et subvenir eux-mêmes à leurs besoins.

“Seule l’implication de chacun d’entre nous, la solidarité et l’entraide envers les malades lépreux pourront nous permettre de réduire le fardeau de cette maladie au Burundi et de permettre la participation de tous au développement de notre pays”, a dit la ministre avant de lancer un appel à toute personne présentant des signes de suspicion de cette maladie à consulter rapidement les centres de soins, car, explique-t-elle, “si le traitement est institué à temps, la maladie ne peut pas évoluer vers des complications”, a-t-elle indiqué.