Huit jours après le sommet des chefs d’Etat d’Afrique de l’Est, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) du Burundi a annoncé un nouveau calendrier électoral. Une proposition faite en l’absence de l’opposition et de la société civile, qui ne reconnaissent plus une Céni diminuée par la fuite de deux de ses membres. Une société civile qui, par ailleurs, a récusé à son tour le médiateur de l’ONU, Saïd Djinnit, dans une lettre adressée à Ban Ki-moon.

Officiellement, la Céni – qui compte désormais trois membres sur les cinq prévus par la Constitution du Burundi – n’a fait qu’une simple proposition et son président, Pierre-Claver Ndayicariye, assure qu’elle respecte la recommandation des chefs d’Etat de la région d’un report des élections d’un mois et demi.

Le premier tour de la présidentielle serait donc organisé le 15 juillet, « un mois et demi après le sommet de Dar es Salaam», souligne le président de la Céni. Mais avant cette élection, il y a bien sûr des législatives et des communales renvoyées au 26 juin, c’est-à-dire dans moins de trois semaines. Et comme le précise le président de la Céni, la campagne électorale en vue de ce double scrutin devrait donc commencer ce mercredi.