Discours prononcé par Monsieur Adolphe RUKENKANYA, Ministre burundais de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, à l’occasion de l’inscription de la danse rituelle au tambour royal « ingoma z’i Burundi » sur la Liste Représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Paris, UNESCO, 24-28 novembre 2014

  Monsieur le Président,

  Mesdames, Messieurs,

C’est pour moi et ma délégation un honneur et un privilège d’avoir été honorés par l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), qui nous a invités à prendre part à la 9ème session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

Qu’il me soit permis de remercier vivement, au nom de mon pays, le Burundi et de moi-même, l’UNESCO d’avoir renforcé les liens qui l’unissent avec le Burundi.

Je voudrais saisir cette occasion pour féliciter, une fois de plus, l`Organe Subsidiaire qui a réalisé un travail énorme et productif, en analysant objectivement les candidatures de plusieurs pays, dont celle du Burundi.

A partir d’aujourd’hui, la danse rituelle au tambour royal (umurisho w’ingoma) vient d’être inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. C’est un moment de fierté pour le Burundi et un très grand jour pour tous les peuples d’Afrique et du monde. Ce jour restera mémorable car il sera d’actualité chaque fois que cette danse se produira dans le concert des nations.

Il va sans dire que toute la population du Burundi reconnaît la danse rituelle au tambour royal “Umurisho w’íngoma” ou « Ingoma z’i Burundi » comme faisant partie de son patrimoine et de son identité nationale.

Cette danse se pratique aujourd’hui dans toutes les communes du pays, dans les écoles d’enseignement fondamental, secondaire et supérieur. Elle est l’élément du patrimoine culturel immatériel le plus répandu sur l’ensemble du territoire et en lequel chaque burundais se reconnaît. Elle est aussi l’élément vitrine d’autres manifestations culturelles en vigueur dans le pays. Elle se pratique également à l’étranger dans les foyers importants de la diaspora burundaise.

Les représentants des groupes de tambourinaires, appuyés par les pouvoirs publics, ont ainsi souhaité que leur art bénéficie d’une reconnaissance de ses valeurs et originalité et exprimé le vœu de voir cette danse inscrite sur la Liste Représentative du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Désormais, c’est chose faite, et cette danse va être aussi populaire à l’étranger, espérons-nous, grâce aux festivals culturels auxquels seront invités les tambourinaires. Par ailleurs, le Burundi avait déjà commencé à présenter cette danse aux cérémonies de célébration d’événements d’envergure régionale, continentale ou mondiale. Cet art participe au rayonnement de l’institution organisatrice et de la cérémonie à laquelle elle est associée.

Au Burundi, tout spectacle ou toute cérémonie à caractère public qui requiert une plus grande visibilité fait appel à cette danse, que l’on place comme prélude, intermède ou conclusion, parfois aux trois moments.

En clair, Mesdames et Messieurs, c’est une richesse culturelle immense que le Burundi vient d’offrir à l’humanité, car cette danse va rehausser la qualité de l’ensemble du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Excellences ; Mesdames ; Messieurs ;

L’Etat du Burundi envisage plusieurs mesures qui concernent la transmission de cette danse, sa protection et sa promotion, sans oublier la recherche. Nous comptons entre autres renforcer l’organisation des concours inter-lycées, inter-universitaires et intercommunaux de la jeunesse sur cette danse. Nous avons déjà commencé à protéger les essences végétales spécifiques consacrées qui se prêtent à la fabrication du tambour, ainsi que les sites historiques et sanctuaires en rapport avec cette danse. Nous allons encourager les différents partenaires du secteur culturel à favoriser l’envoi de groupes de tambourinaires à l’extérieur du pays, afin de faire connaître davantage cette danse, assurer sa rencontre avec d`autres cultures, favoriser sa promotion et sa protection dans le temps et dans l`espace. Dans le même ordre d`idées, il est prévu l’organisation d’un festival international de la percussion. Bref, plusieurs activités sont planifiées et leur réalisation nécessitera sans doute le soutien des amis du Burundi, dont l’UNESCO et vous tous qui êtes venus à cette cérémonie. D’ores et déjà, je vous remercie des appuis multiformes que vous apporterez au Gouvernement du Burundi pour la promotion de cette danse au niveau national et international. Je ne souhaiterais pas allonger cette allocution, même s’il s’agit d’un sujet qui suscite beaucoup d’intérêt, parce que je dois vous laisser le temps suffisant de découvrir cette danse par vous-mêmes. Je voudrais vous convier tous et toutes a une exhibition de notre troupe ce soir à 18h ici même dans le Hall de l` UNESCO

Vive la Coopération Internationale,

Vive le patrimoine culturel immatériel de l’humanité,

Vive la danse rituelle au tambour royal du Burundi,

Je vous remercie.

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