Le Burundi a enregistré de “bonnes performances” dans la lutte contre les VSBG, selon une responsable d’ONG

Le Burundi a déjà marqué de “bonnes performances” dans la lutte contre les “violences sexuelles basées sur le genre”(VSBG) au cours des 15 dernières années, ont déclaré lundi à Bujumbura Marie-Goreth Mukeramana, représentante légale d’une ONG burundaise “Initiative Seruka pour les victimes du viol”(ISV).

Mme Mukeramana a tenu ces propos lors d’une conférence de presse à l’occasion de la célébration du 15ème anniversaire d’existence du projet “Seruka” (vocable burundais signifiant sortir de l’ombre).

“Bien que plus de 19 950 victimes de VSBG aient déjà bénéficié de divers services offerts par Seruka depuis sa création jusqu’aujourd’hui, le changement de comportement des Burundais contre les VSBG au Burundi reste encore un défi majeur dans le pays matérialisé par l’omniprésence des obstacles liés au poids des facteurs socioculturels (peur des représailles en cas de dénonciation des auteurs des VSBG, arrangements à l’amiable entre victimes des VSBG et auteurs de celles-ci, etc.)”, a-t-elle précisé.

D’après Mme Mukeramana, les performances déjà enregistrées dans le combat contre les VSBG au Burundi, particulièrement depuis 2009 avec le passage de Seruka d’une gestion placée sous la direction de MSF/Belgique (Médecins Sans Frontières Belgique) à celle d’ISV, sont le fruit d’une combinaison d’une série de facteurs.

En plus de la prise en charge des victimes des VSBG, elle a relevé également une certaine “synergie nationale” enclenchée au niveau des processus d’accompagnement psychologique et sur le plan juridique.

Les différentes sensibilisations depuis 2011 grâce au projet Seruka en direction des communautés locales pour la prise en main de cette problématique des VSBG au Burundi, ont apporté une “forte valeur ajoutée” dans la lutte ad hoc, a-t-elle ajouté.

“En effet, puisque ces violences sont commises au sein de la communauté burundaise, on est convaincu et persuadé qu’il revient à la même communauté de prendre le devant dans le diagnostic social, dans la prévention et dans la prise en charge des victimes en la matière”, a-t-elle expliqué.

Du fait d’un bon impact produit par les diverses campagnes de sensibilisation contre les VSBG, a-t-elle poursuivi, les chiffres de fréquentation des victimes dans les institutions de prise en charge dont Seruka, ont connu au cours de ces dernières années une “courbe ascendante” au Burundi aussi bien dans la province urbaine de Bujumbura-Mairie (ouest) abritant la capitale que dans les 17 autres provinces de l’intérieur du pays.

Par ailleurs, elle a évoqué une diminution de la peur au sein des communautés locales, car les gens osent accompagner les victimes des VSBG dans les centres de prévention et de prise en charge.

Mme Mukeramana a souligné également que la “forte volonté politique” exprimée par le gouvernement du président Pierre Nkurunziza au cours de ces dix dernières années, est à inscrire au palmarès des éléments ayant participé à la “réduction” des VSBG au Burundi.

 

Xinhua

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