Les Burundais disent non à l’axe du mal qui tient à perpétuer l’impunité
Putsch sanglant de 1993. L’heure de Rendre des comptes a sonné.

On s’y attendait déjà, aussitôt après l’annonce, ce samedi, de l’ouverture historique de poursuites judiciaires contre les présumés assassins du Président Melchior Ndadaye, Premier  Président burundais démocratiquement élu, matérialisées par l’arrestation de certains dignitaires de l’armée de l’époque, les langues des putschistes se déchaînent contre tout ce qui respire au Burundi. Sur les réseaux sociaux, la nouvelle génération de putschistes artisans du mouvement insurrectionnel et la tentative de putsch de 2015, essayent de voler à la rescousse de l’ancienne génération de putschistes responsables d’innommables crimes dont principalement la quasi extermination de tout un sommet de l’Etat en 1993.

Usant de la même pratique de terreur et de mensonges, ces jeunes putschistes donnent des interprétations les plus erronées et les plus malhonnêtes à cette action révolutionnaire que des millions de burundais n’avaient jamais crue possible de leur vivant.

Pour ne pas l’oublier, notons d’emblée que les putschistes de 2015, comprenant surtout les anciens opérateurs des médias et des organisations de la haine recrutés en mercenaires par l’occident contre leur pays, ne sont pas aussi innocents par rapport aux crimes que les burundais ont endurés de 1993 à 2003, année de l’arrêt définitif de la guerre.

Certains parmi les plus virulents des journalistes des médias comme la RPA, Bonesha, Télévision Renaissance et des activistes autoproclamés « défenseurs des droits humains » qui faisaient le bon et le mauvais temps dans la période qui a précédé l’insurrection et la tentative de putsch en 2015, sont d’anciens miliciens « Sans-Echec » qui ont semé la mort et la désolation pendant la guerre de 1993 dans tout le pays. Des centaines d’innocents ont été tuées brulées dans les pneus, curieusement dans les mêmes quartiers insurgés en 2015. Ils ont dirigés des bandes qui tuaient et pillaient dans les quartiers et les campagnes, qui enlevaient des passagers malheureux sur les routes, qui accompagnaient les militaires de ce qui était l’armée nationale dans les campagnes de chasse à l’homme qui ont fait des centaines de milliers de victimes.

Et aujourd’hui, au service du néocolonialisme et de l’impérialisme, on les voit sillonner le monde en défenseurs des droits humains, avant même qu’ils aient répondu des crimes du passé et du moment. La décision courageuse du Procureur Général de la République est une nouvelle occasion dorée pour les Burundais et les institutions de confirmer la liste des ennemis de la République, de la démocratie et de la justice. Il n’y a pas de doute, il ne prendra pas beaucoup de temps avant d’entendre les habituelles déclarations impérialistes en provenance de l’autre côté de la méditerranée ou de l’Atlantique, toutes concourant à entraver l’éclatement de la vérité.

Les chancelleries comme la Belgique qui se sont insurgés contre la mise en place de la Commission Vérité et Réconciliation, surement pour inhiber tout processus qui pourrait étaler au grand jour les crimes coloniales de la Belgique dont l’assassinat du Héros de l’Indépendance, hésiteront-ils à essayer de gêner la justice dans sa recherche de ceux qui, au service de l’occident, ont commis un crime aussi crapuleux qu’égorger un Chef d’Etat tel une chèvre, que d’exterminer presque tout un conseil de ministre, un bureau du parlement ? Non !

Ce qui est sûr, c’est que les putschistes de tous les temps ont peur de la justice. Ils savent qu’il n’y aura plus d’impunité au Burundi, sauf dans le cadre de l’anarchie qu’ils ont tenté d’installer en vain. Ils savent pertinemment qu’ils devront répondre de l’assassinat lâche des héros de l’indépendance, de la souveraineté nationale et de la démocratie à savoir le Prince Louis Rwagasore et ses proches, le Président Ndadaye et ses proches collaborateurs, le Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana, le Colonel Darius Ikurakure et bien d’autres, ainsi que les massacres qui ont endeuillé le pays depuis des décennies.

Il n’y a pas de doute, les tentatives de perturbation des processus électoraux de 2005, 2010, 2015 et le Referendum constitutionnel de 2018 ne visaient qu’une chose ultime : perturber les institutions dirigés par le CNDD-FDD qui ont déjà fait preuve d’une grande détermination à en découdre avec les injustices qui ont causé tant de souffrances au Burundais. Rien n’est étonnant que les anarchistes qui attaquent violemment la décision du procureur, soient les mêmes qu’on a vu se rebeller contre les décisions de la Commission Nationale Terres et Autres Biens (CNTB), la révision de la Constitution, la Commission Vérité Réconciliation, la Commission Électorale Nationale Indépendante ainsi que tous les autres mécanismes établis dans le sens de donner l’espoir au Burundais.

La consigne pour tous les Burundais devraient être celui de rester sur l’élan de développer le pays en étant unis, rester vigilants afin de sauvegarder la paix et la souveraineté de notre nation que nous avons acquis aux prix de grandes sacrifices.

Alain Désiré Karorero