Le front CNL-MSD tranquillise ses ouailles que l’UE bluff le Burundi, que les sanctions subsisteront sous une autre forme.

C’est dans cet espoir que le Sieur Aimé Magera (CNL) en collaboration avec l’acolyte Alexandre Nyanzira alias Thierry Habonimana (MSD), organisent une manifestation ce samedi 19 février 2022 à la place Schuman à Bruxelles pour aller « kubweja », que pour l’opposition radicale et violente (Red Tabara) rien n’est perdu, que l’espoir est au bout du fusil. On est curieux de découvrir réellement quelles sont les forces vives qui composent cette alliance étrange, qui promet le feu et le sang aux Burundais.

Que ça n’est qu’une façade trompeuse entre le Burundi et l’Union Européenne. D’argumenter que depuis l’assassinat en 1961, par une main invisible mais prévisible du Prince Louis Rwagasore, l’indépendantiste et pilier de l’équilibre ethnique dont la conséquence fut la succession d’événements conflictuels et le cycle de violence qui s’en est suivi, le Burundi ne peut être, selon leur vision, qu’un marchepied des maîtres, ceux-là qui les font vivre jusqu’aujourd’hui.
Le Burundi réduit, anéanti et fatigué par tant d’années de détresse, soudain, juste après seulement six ans de liberté et de soulagement, du presque déjà vécu en 2015, la même main invisible tentait d’imposer aux burundais comment choisir un candidat présidentiel ou plutôt lequel il fallait choisir, non pas au nom de la démocratie (“démos kratos, pouvoir du peuple), laquelle mêmes les occidentaux ont du mal à appliquer du moins scrupuleusement. Leur tentative échoua mais les sanctions économiques et individuelles furent imposées, pour étouffer, soumettre, hypnotiser et diviser le vaillant peuple burundais dans le but ultime de le maintenir sous le joug et lui prendre tout ce qu’il a de plus cher.

Oui, nous manifestons présentement notre joie que ces sanctions soient levées Oui nous nous réjouissons que notre Président est à Bruxelles, le QG des occidentaux, Oui nous crions haut et fort que notre diplomatie a bien manœuvré mais, la vigilance reste de mise ! Les adversaires du Burundi telle que nous les connaissons, sont très fort en malignité et sont des redoutables politiciens, ils ne lâcheront pas le morceau si facilement. Il faut tout analyser, ils n’abandonnent pas leur *target*. Mais ici-bas tout peut changer, rien n’est immuable.

S’ils passent au plan B ou C. c’est dans l’ordre du possible, encore une fois l’homme propose et Dieu dispose, on avisera. Des questions et pas des moindre subsistent notamment la compensation économique liée à l’impact négative de la colonisation ; l’indemnisation suite aux actes humiliants et de maltraitance pendant cette douloureuse période ; l’amorçage de relations réellement humaines de respect et d’amitié entre les peuples.
Malgré les préjudices que le peuple burundais a subis depuis le début de la colonisation, il est prêt à passer l’éponge et œuvrer pour construire un avenir meilleur, pour demain et pour les générations futures. C’est le contraire qui serait une pure façade. Quant à nos aboyeurs qui prennent leurs rêves pour des réalités, ils ne perdent rien pour attendre car ils sont déjà condamnés par l’histoire des hommes. Tôt ou tard la matérialité des choses les fera taire.

Par Roberto BACINONI