Paix sur terre aux hommes de bonne volonté, la levée des sanctions économiques injustes est un acte de paix.

SE Evariste Ndayishimiye a tweeté “Je salue la décision sage de l’Union Européenne et ses Etats membres pour avoir pris la mesure de lever avec effet immédiat les sanctions économiques contre mon pays. Le Burundi est disposé à coopérer avec tous les partenaires. Ensemble, tout est possible”.

Ceci est une démonstration que la fatalité n’existe pas, du moins, là où l’humanité garde encore cette flamme vivifiante allumée. Le Burundi ce petit pays par la taille mais grand par les âmes qui l’habitent, cœur d’Afrique par sa forme géographique et cœur de vaillance, au creux des vagues a montré à la face du monde que l’espoir et la foi peuvent soulever les montagnes. Que n’avons-nous pas entendu ? Et le fameux projet MAPROBU à finalité politique et de destruction du Burundi ? S’il avait abouti, aujourd’hui nous n’aurions nos yeux que pour pleurer, on compterait les cercueils au quotidien par milliers, des violées, des traumatisés bref un pays en lambeaux. Mais l’homme propose et Dieu dispose. Le Burundi a maintes fois plié mais n’a pas rompu. Il a tenu grâce à sa spirale positive avec son peuple laborieux et ses dirigeants responsables et citoyens.

Qui l’eut cru, le Burundi a survécu à tout ça, a vécu les agressions sans discontinuer depuis son accession à l’indépendance et vit aujourd’hui avec toutes ces blessures gravées de façon indélébile sur ses mille collines où ses enfants cherchent à redresser la tête, fiers de la paix chèrement sauvegardée, au nez et à la barbe de ceux qui avaient juré la perte totale de leur destin. Le Burundi n’a pas traversé ces tourbillons tout seul, au moment critique où il se trouvait dans l’œil du cyclone, des amis, des citoyens du monde de partout se sont levés comme un seul homme, on a vu des Africains en toute fraternité, des Européens courageux, des Asiatiques intègres, des Américains solidaires, qui n’ont rien lâché dans leurs efforts de promouvoir l’intégrité du pays et sauvegarder son autonomie.

Les forces du mal sont encore là, il ne faut que fermer un seul œil et garder l’autre ouvert. A contre-courant de ces âmes charitables, les forces du mal dont leur bonheur réside dans le malheur des autres, que même, si la mort s’en suit qu’importe. Ils avaient déployé une ingénierie socio-politique inédite en passant par tous les outils géostratégiques notamment les droits de l’homme, la diplomatie, les relations bi- et multilatérales. Tout était bon à leurs yeux du moment que ça concourait à étouffer le Burundi. Pour ces milieux néo-colons et leurs suppôts, l’arrêt de ces sanctions économiques injustes n’est qu’une bataille de perdue. La vigilance doit rester de mise.

Quant aux médias de la honte à notre grand étonnement, ils se sont tus dans toutes les langues, habituellement ils sont sur la brèche quand il s’agit de vilipender le Burundi ou lorsqu’il faut annoncer les mauvaises nouvelles liées à des éléments qui le frappent aveuglement. Fatalement, la fin des sanctions économiques les a coupés la chique. Dans les jours qui viennent ils verseront des larmes (fausses) de joie pour le Burundi comme ils versaient des larmes (sarcastiques) de crocodile à chaque malheur.

Pour cette Haute personnalité Européenne qui s’inquiète suite à la fin des sanctions économiques contre le Burundi, il n’y a aucune cause à effet, elle ne doit pas se tracasser car elle pourra continuer son idylle avec son exotique viril chaud des tropiques, on ne voit pas en quoi cette levée de sanctions pourra entraver les activités joyeuses du petit filou au sommet de son art. Point de politique, c’est un plaisir éphémère des plus banals.

Encore une fois, nous ne pouvons que remercier tous ceux qui n’ont ménagé aucun effort, parfois contre vents et marrais pour affirmer que le Burundi est un État indépendant et digne de respect.

Quant à moi, je crois toujours la parole qui dit que « le juste vivra par la foi ».

Ruvyogo Michel