Le Burundi est un pays fier des Bagabo, certains finiront par le savoir et en tenir compte!

Il est toujours bon de rappeler, très succinctement que le Burundi, dans l’indifférence totale de la dite « Communauté internationale » a été le théâtre de massacres ethniques ou inter-ethniques récurrents depuis le milieu des années soixante : 1965, 1969, 1972, 1988, 1991 et 1993 ; que depuis 2012 un plan visant une révolution de couleur au Burundi est en œuvre, mais que le régime démocratique burundais, contre vents et marées jusque maintenant tient bon.

Les visées des néocoloniaux au Burundi ont toujours été le maintien et le renforcement de la dépendance économique extérieure héritée de la colonisation au travers du contrôle de ses institutions politiques, avec en plus une contrainte de plus en plus insoutenable, à savoir, le poids de la dette publique extérieure. Au-delà du renforcement de cette dépendance multiforme, la politique macro-économique postcoloniale a généré d’autres conséquences désastreuses pour la société burundaise en privant aux Burundais la possibilité de jouir pleinement de leur indépendance chèrement acquise et réduisant, de fait, systématiquement leur espace souverain.

Mr. Kafando roule sur les mêmes rails.

Rousseau disait déjà « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit, et l’obéissance en devoir. De là le droit du plus fort ; droit pris ironiquement en apparence, et réellement établi en principe » de domination. Tout comme dans l’affirmation proverbiale “la raison du plus fort est toujours la meilleure”, le mot raison aurait pu se mettre au pluriel : les raisons qui sont donc des arguments, des justifications invoquées pour se donner raison, c’est-à-dire se donner l’avantage moral sur le sujet qu’on veut dominer.

Le plus fort, c’est le plus puissant, quelle que soit la source de sa puissance : la force physique, la richesse, le prestige, le rang social. Celui qui est le plus fort a les moyens de s’imposer, mais est-il pour autant en droit de le faire ?

La force qui fait le droit ne peut être qu’injuste car, souvent, à géométrie variable faisant que l’effet change avec la cause de l’intérêt, rendant la norme non universelle mais un instrument de domination du puissant ; dès lors convenons-nous que cette force ne devrait pas être source du droit, autrement on va continuer à assister aux dérives et désordres qu’on observe au sein de la dite « communauté internationale », les faibles ou les petits sont écrasés sous de fallacieux prétextes. La raison du plus fort restant toujours la meilleure. Ces jours-ci, le Burundi est dans cet œil du cyclone. Les puissants ont décidé de coordonner leurs efforts pour le mettre à genou, ou alors, à défaut de pouvoir le faire, le détruire.

Un rapport tendancieux, manipulateur, dangereux et mensonger concocté par une haute autorité de l’ONU vient encore d’enrichir la panoplie des moyens mis en œuvre depuis 2012 pour changer le régime burundais. Les néocolonialistes qui souhaitent faire de ce territoire leur jardin privé ferment leurs yeux et leurs oreilles aux vérités que les officiels burundais produisent car de toute façon la raison néocoloniale est plus forte que la souveraineté nationale d’un petit Etat fut-il membre des Nations Unies.

Beaucoup l’ont déjà écrit et tout se sait tous  les procédés classiques pour accéder au pouvoir sans passer par la case « urnes » ont été tentés au Burundi. Gouvernement de transition en annulant les élections de 2015 par les manifestations et le putsch, formation de milices urbaines et rebellions, etc.
Face aux échecs de toutes ces tentatives, le CNARED ancienne ASBL de droit belge, ses soutiens financiers et ceux dits de la « société civile » ont compris que la pression diplomatique était le véritable outil qui leur restait pour faire plier Bujumbura dans un délai raisonnable. Ce que disait Dr Jean Minani dernièrement à Bruxelles: « Nkurunziza peut partir sans user des armes, par négociations et pressions diplomatiques »(Ikiriho).

Il est clair que tous les pays confrontés à la criminalité ou à des rebellions ne peuvent pas éviter d’utiliser la force pour rétablir l’ordre publique. Etonnant le silence de ces personnes sans scrupules sur les cas d’agressions armées que le Burundi a subi ainsi que les actes de terrorisme dans les cités à la grenade sans parler des citoyens brûlés vifs et des biens publics et privés saccagés par leurs suppôts locaux. Non, on s’en fout, il faut plutôt imposer une guerre humanitaire. Voilà la solution cachée préconisée par ces experts.

On n’est pas au bout de nos surprises. Se tromper est humain, persister dans son erreur est diabolique, malheureusement les projets diaboliques mis en place contre le Burundi sont plus tenaces et coriaces. Les néocoloniaux continuent à téléguider leurs agents, quand bien même, on leur attribue des titres internationaux pompeux, n’empêche qu’ils demeurent de simples suppôts employés pour défendre les intérêts divers de leurs maîtres. Confrontés à la vigilance des Bagabo leur entreprise ne cesse de se casser les dents au grand jour. Le suppôt qui s’y essaye ces jours-ci subira le même échec cuisant, le même que celui des autres de même acabit qui s’y sont frottés, bien avant lui.

Le Burundi demeure un pays des Bagabo : Ntibwitaha.

Ruvyogo Michel