Si pour le clergé, célébrer la messe, faire la prière ou faire bien assimiler la matière biblique aux fidèles chrétiens tout doit commencer par au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, eh bien pour les Occidentaux, tout commence au nom de la démocratie, des droits de l’homme et de la bonne gouvernance. Une subtilité qui leur permet d’envahir les États fragiles pour des raisons géopolitiques, géostratégiques et surtout géo-économiques. Le cas du Burundi est l’un des exemples qui illustre cet esprit de prédateur occidental. Voici le dessin détaillé de la chasse du gibier “Burundi” étape par étape (6 étapes + conclusion) :

Qui peut oublier, il y a si peu de temps, combien de fois le président Pierre Nkurunziza a été primé et décoré ? Prix de la Fondation Montana, médaillé au cordon de commandant du soldat de la paix, prix du leader de développement communautaire africain, prix nouveau modèle de leadership en Afrique, prix meilleur leader politique, prix Rising Star of Africain, prix de la paix, prix d’un leader modèle pour une Afrique nouvelle, diplôme de Docteur Honoris Causa par Latin University of Theology en Californie, etc… Pour l’occident, Il faut effacer tout et remplacer cette célébrité positive par la négative. Qui n’a pas entendu des dires comme : Un président fainéant, un président sans vision, un président qui fuit son bureau, un président qui ne se concentre pas, un président plus footballeur que commandant en chef, un président laisser-aller, un président pasteur etc.…

C’est dans cette logique que l’Occident prépare des pions. C’est dans cette étape que les Occidentaux montrent leurs ambitions stratégico-économiques dans la région des grands lacs. Contrôler le Burundi devient leur objectif au premier plan.

2ème étape : essayage

Pour l’Occident, sans accord sur l’exploitation des ressources naturelles burundaises, sans accord sur d’autres dossiers stratégiques de la sous-région, sans accord sur l’homosexualité ou du moins l’abandon de la pénalisation de ces rapports sexuels, point de mandat de plus. Fâché, l’Occident a commencé à tester la solidité du pouvoir de Pierre Nkurunziza. ! Piège des accords dits SOFA entre le Burundi et les États-Unis sur le déploiement des militaires américains au Burundi qui furent apparemment combattus par les actuels Sindumuja brandissant la recolonisation et la perte de la souveraineté du Burundi ! Pourtant, ce sont les mêmes qui actuellement crient haut et fort qu’il faut une force militaire étrangère au Burundi, pour arrêter le génocide qui n’existe que dans leur tête !

Piège Busokoza : dans le souci de faire bonne figure, le putschiste Bernard Busokoza fut nommé premier vice-président de la République. Tout le monde connaît la suite.

Piège Buyoya : la candidature du sanguinaire Pierre Buyoya à la Francophonie fut soutenue par le gouvernement du Burundi. Dieu seul sait ce qu’il allait nous infliger.

Piège Kagamé : des cadavres en provenance du Rwanda sont jetés dans le Lac Rweru limitrophe avec le Burundi pour porter le chapeau aux autorités burundaises d’avoir massacré sa population.

Piège Sinduhije : formatage d’Alexis Sinduhije : Faire le fou, dans sa soi-disant opposition, provoquer les institutions policières à outrance le 8 mars 2014, et jusqu’à organiser des attaques armées sur la Province de Cibitoke.

Piège média et société civile: la Radio Publique Africaine ne fait que dénigrer les institutions en place, s’efforcer de semer le désamour entre le pouvoir et la population. Au même moment, une partie de la société civile financée par ces mêmes Occidentaux entre ostensiblement dans la danse : des tentatives de manifestations contre la soi-disant vie chère, le mardi vert en faveur de Mbonimpa sont organisées, etc. Tout ça pour essayer de trouver le côté faible du pouvoir de Nkurunziza. C’est durant cette phase d’essayage que Hussein Radjabu, le détenu le plus gardé du Burundi (d’ailleurs écroué à la demande des mêmes Occidentaux), a pu s’échapper avec la complicité de quelques membres des services de renseignements d’un pays voisin le Rwanda.

Prochainement : Troisième étape : “La candidature au fauteuil présidentiel” et “Le fameux Coup d’État”

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