Les conclusions du Conseil de l’Union Européenne sur le Burundi de ce 15 février 2016 donnent lieu à des interprétations à géométrie variable selon l’intime conviction du lecteur et ne permettent pas d’orienter leur compréhension, tant elles reprennent des ue_-_burundi.pdfparties de textes qui avaient déjà été rendus publics et d’autres qui s’inspirent de l’évolution récente.

Toutefois, on peut y voir la volonté ou la prudence de l’Union européenne à garder la porte ouverte puisqu’elle affirme que “la coopération et le développement dans la région des Grands Lacs avaient fait des progrès importants ces dernières années”.

Donnons la place à la vérité vraie et reconnaissons que l’insécurité qui prévaut au Burundi est l’œuvre d’une déstabilisation exogène ayant comme commanditaires certains pays occidentaux avec comme fer de lance un pays voisin du Burundi qu’on ne nomme plus. L’incompréhension vient du fait que personne ne peut comprendre l’exigence des Occidentaux au gouvernement burundais à garantir les droits de l’homme et la liberté d’expression pour des gens qui ont opté pour le terrorisme comme moyen d’expression. Qui lancent des grenades du matin au soir sur de paisibles citoyens burundais.

Il revient au gouvernement à redoubler d’efforts pour expliquer d’avantage et clarifier cette situation dont les rôles sont inversés. Les terroristes qu’ils soient burundais ou non doivent être traités sans ménagement comme partout dans le monde. C’est la seule voie possible pour garantir la paix et la sécurité au Burundi.

Ruvyogo Michel