Rwasa champion de la procrastination ou l’éternel renégat même contre soi !

Esseyons de comprendre qui est réellement Mr Agathon RWASA, éternel insatisfait, agissant toujours comme un enfant gâté, facile manipulateur et politiquement instable mais doté, tout de même, d’une capacité verbale suffisante pour duper les naïfs, par son langage perspicace de bois. Notamment que demain le Burundi ira mieux, avec lui au pouvoir !

Depuis qu’il est présent sur la scène politique burundaise et qu’il s’y est imposé comme un acteur politique majeur, jusqu’à présent, personne n’arrive à comprendre ses choix et ses orientations idéologiques, ni ses motivations face aux différents défis de la société burundaise, défis qui nécessitent une prise en charge par des hommes et des femmes mus par la bonne volonté et l’envie de servir loyalement la mère-patrie.

La présente tentative de le comprendre n’est qu’une contribution qui en exigera d’autres afin que demain les Burundais puissent se positionner par rapport à lui (aux autres aussi) en connaissance de cause, les erreurs sur les personnes ne sont plus permises, les essais non plus car ils induisent toujours des effets pervers non-gérables.

Le dictionnaire du français nous indique que la procrastination (du latin pro « en avant » et crastinus « du lendemain ») est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non). Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate.

Les causes psychologiques de procrastination sont toujours sujettes aux débats. Par étude clinique, il y aurait une connexion avec l’anxiété et une faible estime de soi. D’un autre côté, par étude méta-analytique, l’anxiété et le perfectionnisme n’ont aucune connexion ou, au mieux, une connexion extrêmement faible avec la procrastination. À la place, la procrastination est fortement connectée avec un manque de confiance en soi (par exemple l’impuissance apprise), l’ennui et l’apathie. La plus forte connexion avec la procrastination, cependant, est l’impulsivité2.

Selon le psychologue Walter Mischel de l’université Stanford, qui a mené des expériences dans les années 1960, ce phénomène est principalement dû à un manque d’apprentissage de la maîtrise de soi. René Le Senne distingue, en caractérologie, le sous-type actif, qui fait ce qu’il doit faire indépendamment du plaisir qu’il y trouve, du sous-type émotif, qui agit seulement quand il est porté par l’enthousiasme, et sur ce qui lui apporte des satisfactions immédiates. Le groupement « E nA » (émotif-non actif) peut donc donner une apparence trompeuse d’activité pour un domaine donné, tandis que le groupement nE nA sera le plus propice à la procrastination.

Au moment où les autres leaders politiques proposent des pistes de solutions à mettre en œuvre pour répondre aux défis de la société, tout ce qu’il nous propose depuis plus de 10 ans, est que le pouvoir en place est mauvais, tout ce qu’il fait est mauvais tandis que lui est beau, et que lui au pouvoir les Burundais n’auront plus de soucis à se faire, tout sera beau comme par magie, les Burundais n’auront plus à travailler, à s’organiser en coopératives, à veiller sur leur sécurité, ils ne tomberont plus malade, bref avec Mr RWASA Agathon au pouvoir, de fait, le Burundi sera un paradis sur terre du jour au lendemain !

Aujourd’hui dit-il politiquement, il ne peut rien faire il attend demain, c’est pourquoi il ne s’implique pas dans les travaux de développement communautaire, il estime qu’il s’agit d’une perte de temps, car demain avec lui au pouvoir tout se fera seul. Démagogique ou c’est de la simple procrastination ?

Aujourd’hui tous les acteurs politiques Burundais sont en train de se préparer, de diverses façons, aux élections de 2020 mais lui Mr RWASA, porté par son impulsivité est en train de doter ses acolytes d’équipements militaires, des armes de tout type (le cas de fragrance à Karusi), organisent des réunions clandestines pour mieux encadrer des actions louches contraires à la Loi burundaise, stigmatise les mariages mixtes et les amitiés inter-ethniques, prône un modèle antisocial et se veut promouvoir une société dichotomique.

Véritable procrastinateur dans sa configuration actuelle, je doute fort que Mr RWASA puisse être une solution ni un élément de solution pour quoi que ce soit au Burundi, celui qui aurait la preuve du contraire, le débat est ouvert mais n’en déplaise aux néo-colons qui l’utilisent depuis déjà plusieurs années comme un cheval de Troie. De nos jours les Burundais sont moins dupes, qu’on se le dise.

Ruvyogo Michel