Le gouvernement burundais demande aux missions diplomatiques accrédités au pays et qui veulent la protection rapprochée, de disposer au maximum de 5 unités de sécurité par ambassade, a déclaré mercredi Alain-Aimé Nyamitwe, ministre burundais des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale.

“Il n’est pas logique (…) qu’une ambassade nous écrive en disant qu’elle souhaiterait faire venir au Burundi une trentaine ou une quarantaine de membres de son personnel de sécurité, parce que nous estimons que si nous ne mettons un frein à cette tendance, nous risquons de transformer le Burundi en champs de bataille, ou alors en une multiplication de camps militaires”, a-t-il expliqué.

M. Nyamitwe a refusé de révéler les missions diplomatiques qui ont cherché à obtenir une autorisation de revoir à la hausse l’effectif des membres du personnel de sécurité.  

“Nous tenons à rappeler que la sécurité des ambassades ou des installations diplomatiques est du ressort de l’Etat d’accréditation. Donc, il est important que l’on soit correct, qu’on ne crée pas une psychose disproportionnée suite à des rumeurs sans fondement. Car, personnellement je n’ai pas l’impression que le Burundi est en guerre. Le Burundi n’est pas en guerre, d’où il ne peut se justifier des requêtes, relatives à revoir à la hausse les effectifs du personnel diplomatique, à l’interne des ambassades, en charge de la sécurité”, a-t-il affirmé.