Le PND 2018-2027 est une “réponse appropriée” à la problématique de pauvreté au Burundi, selon un responsable

Le Plan national de Développement pour la période 2018-2027 (PNB 2018-2027) est une “réponse approprié” à la problématique de la pauvreté au Burundi, a déclaré mercredi à Bujumbura Mme Janine Hashazinka, directrice générale de la Planification au ministère burundais des Finances, du Budget et de la Planification au développement.

S’exprimait lors d’une cérémonie dédiée à la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté célebrée par le gouvernement burundais en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Mme Hashazinka s’est réjouie de constater que le taux de pauvreté monétaire ait baissé au Burundi entre 2006 et 2014 en passant de 67,1% à 64,6%, soit une baisse de 2,5 points de pourcentage.

Mme Hashazinka, qui s’inspirait des données de la dernière Enquête nationale sur les conditions de vie des ménages du Burundi (ECVMB) réalisée en 2014, a fait remarquer cependant qu’au regard des résultats de cette enquête, deux Burundais sur trois n’arrivent pas encore à satisfaire leurs besoins alimentaires et non alimentaires de base.

Dans le cadre du processus de réduction de la pauvreté au Burundi au cours des années à venir, le PNB 2018-2027 va s’attaquer à divers défis en matière socio-économique, a-t-elle souligné.

Selon elle, ces défis peuvent être une faible croissance économique, une insuffisance d’infrastructures à tous les niveaux, un tissu industriel “en gouffre” marqué par de faibles investissements, ainsi qu’un ciblage “hésitant” des secteurs porteurs de croissance comme l’agriculture et les infrastructures énergétiques.

Le Burundi, a-t-elle expliqué, espère qu’une fois ces défis relevés, le secteur primaire pourrait enregistrer, pendant la période de mise en œuvre du PND 2018-2027, une croissance moyenne de 8,3% entre 2018 et 2027, une croissance moyenne de 19,2% pour le secteur secondaire et une croissance moyenne de 7,9% pour le secteur tertiaire.

Mme Hashazinka, qui est également présidente du comité technique ayant participé à l’élaboration du PND, s’est ralliée aux conclusions de la dernière enquête nationale ECVMB, selon laquelle il existe au Burundi une “corrélation négative” entre la pauvreté monétaire et les variables suivantes : le niveau d’instruction du chef de ménage, l’accès à l’eau et à l’électricité ainsi que le niveau de salarisation.

 

Xinhua